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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Début

Une « mauvaise » note, ça marque pour des années

« Ah oui, je me rappelle, j’avais eu un 12,5 en Histoire. C’était nul. » Qui parle, là ? Arthur, un super élève de 13 ans, entrant en 4 e, que j’ai eu … au CE2, à 8 ans. Son 12,5 en Histoire, pour ma part, a été oublié il y a bien longtemps. Mais pour lui … marqué presqu’au fer blanc. Son amour propre a été touché. Considéré comme « fort en histoire » (et pas que !) il passait à moyen au détour d’une note. Nettement améliorée au coup d’après. Comment faire pour évaluer sans laisser de cicatrices douloureuses ?

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Les effets pervers de l’évaluation …

Le choc de me rendre compte, 5 ans après, à quel point cette note – donnée selon un barème prédéfini, comme je le faisais toujours – avait pu laisser des traces chez ce bon élève. Fort heureusement, cela ne l’a pas détruit. Il est toujours bon élève, très assidu et travailleur, alignant les très bons résultats. Mais sur d’autres ? Moins entourés, moins sûrs d’eux, moins dans l’excellence tout le temps ?

Une note, une seule, alors qu’ils s’attendaient à un résultat digne de l’investissement « temps / sueur / neurones mobilisés », une seule note qui n’atteint pas les objectifs et un monde peut s’écrouler.

Si un enfant « moyen – médiocre » (au regard de ses notes sur le papier) travaille d’arrache-pied pour un contrôle en se disant « celui-ci, je vais le réussir » et que la note qui tombe n’est pas meilleure que la précédente, quelle réaction, d’après vous ? Quelle réaction auriez-vous ?

On laisse tout tomber et « pourquoi se gâcher la vie à réviser ». Moi, c’est ce que je me dirais.

Une étude est sortie il y a quelques années (je vais la retrouver) disant qu’à copies égales, un élève considéré comme « bon » sera mieux noté qu’un élève considéré comme « médiocre ». Ainsi, moins on est fort moins on a de chance de relever le niveau. On part de plus bas et l’enseignant ayant un a priori, nous « évalue mal » selon le niveau de départ.

Alors qu’en fait, il faudrait faire l’inverse et SURNOTER l’élève moins fort pour le « galvaniser ».

Dans une école du XIII e dans laquelle je faisais un remplacement de deux mois et demie, en CM2 en fin d’année, un enfant n’avait pas du tout confiance en lui. Son niveau était assez faible mais il avait de grandes capacités. D’origine étrangère, il manquait d’aide à la maison pour apprivoiser les règles du français (qui sont imbuvables, disons-le).

La perspective de faire une rédaction lui donnait des boutons. À ce mot, il manquait de s’évanouir, pourtant il avait de l’idée. Je lui ai expliqué qu’il était normal que ce soit plus compliqué pour lui, ayant entendu une langue différente dans son foyer depuis la naissance. Mais rien n’était perdu : il allait avoir sa chance même s’il progressait moins vite.

Je laissais de côté les erreurs d’orthographe – bien-sûr – ainsi que la syntaxe, et notais surtout les idées. J’ai été très souple pour sa première rédac’ et sa note n’était pas mauvaise. Autour de 13 – 14 / 20. Note qui n’a cessé de monter ensuite. Il a fini à 17. Inespéré pour ses performances initiales.

Lorsque j’ai vu son visage s’éclairer en lui rendant sa copie, je faisais un Aller-Retour vers les étoiles ! Le bonheur se lisait dans son regard : il reprenait confiance en lui, on posait un regard différent et positif sur son travail et ENFIN cela valait le coup de se donner du mal.

Par la suite, son 17 n’était pas usurpé car moi, j’ai adapté ma notation en fonction de ses progrès. Il ne cessait d’écrire de mieux en mieux. Je n’ai plus eu besoin de surévaluer son travail : il était sur les rails de la réussite.

Tout ceci pout se résumer en deux effets : effet pygmalion et effet golem. Selon Wikipédia, l’effet pygmalion « provoque une amélioration des performances d’un sujet, en fonction du degré de croyance en sa réussite venant d’une autorité ou de son environnement. Le simple fait de croire en la réussite de quelqu’un améliore ainsi ses probabilités de succès.

En pédagogie, il désigne l’influence d’hypothèses sur l’évolution scolaire d’un élève et sur les aptitudes de celui-ci. Le problème est d’importance, car si les enfants des milieux défavorisés réussissent moins bien à l’école que les enfants des milieux favorisés, la cause pourrait ne pas être uniquement liée aux carences de ces enfants et de leurs milieux.

L’effet Pygmalion est principalement étudié dans le cadre des effets positifs. L’effet inverse est appelé effet Golem : il se traduit par une performance moindre et des objectifs moins élevés sous l’effet d’un potentiel jugé limité par une autorité (parent, professeur…)1. Le Golem est issu de la mystique juive, Pygmalion de la mythologie grecque. »

S’il faut évaluer …

Avec Arthur et son papa, nous cherchions un moyen d’évaluer de la manière la plus objective possible sans a priori négatifs sur l’élève.

Ne faire que des QCM corrigés par les pairs ? Limiter les évals à des QCM ne me séduit pas trop.

Faire des contrôles standards en échangeant les copies avec des collègues ? Bonne idée proposée par son papa ! Il faut être sûr que le collègue sache exactement ce qui a été dit dans le cours. Pour cela, le prof de la classe doit fournir les réponses attendues au collègue et le barème. Cela pourrait marcher.

Faire des copies anonymes ne dispense pas de donner les copies à un collègue car un prof connaît l’écriture de ses élèves – pas forcément de tous, au collège, mais de la plupart.

Le problème de l’évaluation non généralisée et propre à chaque groupe classe est que celle-ci est fixée par l’enseignant et qu’elle sert de baromètre pour évaluer les compétences et connaissances de chacun. Mais MON échelle n’est pas l’échelle du voisin. Les barreaux de l’échelle n’ont pas le même espacement et selon les matières, je n’aurai pas les mêmes attentes.

Pourquoi ai-je noté Arthur un peu sévèrement (je ne sais plus, c’était censé être objectif mais peut-être très exigeant) ? Parce-que moi-même, je me juge trop faible en Histoire et je ne veux pas que mes élèves aient un niveau similaire au mien. Ainsi, je redouble d’efforts et d’exigence dans cette matière. Alors que ma voisine de classe faisait des QCM avec des questions que je jugeais très accessibles …

On n’avait pas du tout la même manière de procéder. Et cela est inégalitaire !  Notre échelle d’évaluation était à des années lumières d’une comparaison possible. Je disais même à mes élèves : « lorsque vous tomberez chez Mme. « Voisine », vous serez plus tranquilles. » J’en avais conscience.

Je vous conseille cet article pour vous faire une idée : École : comment rendre les notes plus justes ?

Bon ou mauvais élève du magazine « Sciences Humaines ».

Je vais encore creuser ces sujets mais mes enfants s’impatientent – elles ne sont pas encore rentrées (je suis en train de dire tout fort : « J’arriveuh ! » en vous écrivant 🙂

Je file et vous laisse réfléchir à ce sujet brûlant.

Par Super-Julie