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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Les images de la home sont les top applis mises en ligne récemment. Les préférées de Super-Julie.

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Début

Tous connectés – tous perdus ? Moby et Super-Julie connected

[Ultra connectés pour ne rien « rater » : Je l’appelle « le syndrome de l’herbe toujours plus verte »] Moby sort un clip et dénonce les travers de notre société ultra connectée à … on ne sait plus qui, à vrai dire. Pas ceux auxquels nous devrions vraiment destiner nos attentions, assurément. Tout ce dont je vous parle régulièrement est présent dans ce morceau illustré par un clip très bien fait (voir ci-dessous).

Donc, ceux qui seraient  vraiment prioritaires, premiers destinataires de nos pensées, eux sont là, à côté. Espèrent, attendent, lèvent les yeux, ne rencontrent pas de regard et … finissent par se lasser et par accorder l’essentiel de leurs attentions ailleurs.

Les enfants deviennent ados et se disent qu’ils ont mieux à faire. C’est normal. Ils se détachent. Mais cela ira certainement plus vite si nous ne leur accordons plus ce à quoi ils ont droit et ce dont ils ont besoin : notre temps, notre attention, nos sourires, notre plaisir d’être avec eux et de les écouter …

Cela serait valable aussi pour les compagnes et compagnons …

Chaque moment passé avec quelqu’un est farci de consultation effrénée à nos appareils car il doit se passer quelque-chose d’important quelque-part. De plus important qu’ici, assurément.

C’est le problème de « l’herbe verte ». Elle est jolie et chatoie sous nos pieds mais paraît plus attirante dans le pré pas carré du voisin. Nous ne réalisons plus les nuances de couleurs inégalables qu’elle nous offre, cette herbe.

Ce qui est compliqué est de créer l’exceptionnel dans le quotidien, avec les moyens du bord.

Il suffit de commencer par des choses simples qui mettent dans de bonnes dispositions d’esprit : dire à mon enfant que je suis heureuse de passer ce moment avec lui, envoyer des regards énamourés, avec mes amis, je ne souffrirai aucune interruption téléphonique à leur récit de vie car ce sont eux que j’ai choisi pour être mes amis et pas le reste de la Terre.

Je dis aux miens qu’ils comptent pour moi, qu’ils ont leur place de choix dans mon cœur et que le reste de l’Univers attendra : ils sont prioritaires.

Voici les articles qui sont tellement en accord avec ce clip très explicite :

1 –L’ultra choix de tout qui nous perd. L’ultra choix des amours qui n’incite pas à faire des efforts avec l’être imparfait que l’on a sous le nez.

Cette image contient toutes les contradictions et de multiples points d’interrogations. Vous allez comprendre l’objet de ma réflexion et surtout, je vous demande votre avis précieux, Made Of gold.
On a les thématiques de – mélangés – la pub / l’enfance (ma cadette sur l’image) / les sites de rencontre / la gourmandise de tous ordres.


POURQUOI, diable, je poste cela ?
Pour l’inconstance à laquelle nous incite notre société sans arrêt et … Je me demande ce que nos enfants en feront.
Explication :
Sharing economy – économie du partage de tout : musique / apparts etc …
Notre société, et tout ce qu’elle offre en possibilité, incite clairement à l’inconstance : j’aime telle musique, je m’en lasse, vite, du nouveau,  » Deezer ! Save my life ».
C’est du partage, pas de la possession.
Parce-qu’ils constituent des modèles à étudier, je me suis intéressées aux sites type Tinder. On regarde, on teste, on consomme, on consomme, on consomme jusqu’à … quoi ? Ne plus se lasser et se fixer ? Alors là, mon oeil 🙂 J’imagine que lorsqu’on a pris des habitudes d’avoir du frais à dispo tout le temps (comme pour la musique, comme pour tout), on n’a plus aucune envie d’avoir du constant, qui ne change pas, ne se renouvelle pas et devient monotone / ennuyeux, non ? (cf. les apps dont les enfants se lassent)
Les gars, les journalistes, là : il y a une vraie étude sociologique à faire ici. Tout sera-t-il uniquement « en partage » dans le futur (y compris le couple) ? Les goûts de l’humain changent au fil du temps et il adore la nouveauté. L’économie de « partage » répond à ces désirs variables.
Nos enfants arriveront-ils encore à fixer leur attention sur quelque-chose, quelqu’un … À avoir envie de le / la découvrir jusqu’au bout sans zapper et parce-que – forcément – c’est imparfait ?
Comment ne pas avoir envie d’aller toujours vers du plus neuf / frais / exaltant lorsque l’offre est immense ?
Vive l’inconstance …

 

2 – Pour des moments « OFFline » et « ONkids »

Cessons de remplacer nos conversations avec nos enfants par de l’attention portée à notre téléphone. Les téléphones sont une plaie pour l’attention portée à nos propres enfants et les regards croisés. On regarde moins nos bambins …

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Une notification – bip-bip – qui vient nous rappeler que, pendant que nous « bavassons » de : « J’ai chanté si, Juliette m’a fait ça, la maîtresse nous a raconté … », il se passe des choses incroyables / graves / drôles / originales dans le monde.
Infiniment plus urgentes que de savoir que « Tu sais, Adrien, c’est mon copain. Et Lorenzo aussi. – Ah bon ? Pourquoi sont-ils tes copains ? – Parce-qu’ils rigolent, qu’ils s’amusent … »
Voilà. Voilà en quoi les nouvelles technos peuvent nous arracher trop souvent à une conversation nécessaire à la construction de nos petits êtres.
Pour lesquels la finitude du monde se trouve là, dans le périmètre de leur quartier, de leur maison, avec leur maman, leur papa, belle-maman, beau-papa etc …
Et qu’il faut stopper l’attrait du sensationnel à portée de main pour rester terre à terre et leur donner l’importance du moment, la primauté qu’ils méritent.
(Une fois qu’ils sont au dodo, on rattrapera tout notre « retard »)
Mes filles étaient dans le bain et que je me disais : « Tiens, je pourrais lire tel article sur la politique. Ça avait l’air intéressant ».
Puis : « Mais non ! On s’en fiche. Que je sois au courant de cette décision maintenant ne va pas impacter mon quotidien immédiat. Si vraiment c’est passionnant, je lirai ce soir.
Mais le fait de parler aux filles et de les écouter va changer leur vie. » (Changer leur vie c’est un poil mégalo mais c’est un peu cela, ça les construit).
Nos enfants passent après toute la Terre entière alors que l’on est censés être avec eux, là POUR eux …
Je me suis demandé : Avant les #smartphones et toute l’info du monde dans notre poche et dans nos mains en non-stop, écoutions-nous mieux et plus nos enfants ?
Très certainement.
Avec ces appareils, il peut arriver, si nous manquons de discipline, que nous ne soyons pas totalement avec eux.

Je vais passer un contrat avec elles : « Il se peut que j’ai un dernier truc à régler par mail vite vite et je vous écoute mais si jamais cela vous semble intolérable, vous m’enlevez des points, vous me grondez, vous me signifiez que vous existez. »
Ceci dit, un jour, une maman journaliste m’a appelée pour me demander d’intervenir sur un plateau télé au sujet de la tuerie de Montauban.
« Au sujet de quoi ? » Ai-je répondu.
« Ben, … De la tuerie affreuse qui a eu lieu aujourd’hui. » Je la sentais interloquée, au bout du combiné.
Des enfants s’étaient fait tirer dessus dans leur école et je l’ignorais. J’avais fait une mise à jour sur mon téléphone qui avait coupé toutes les alertes. Je vivais ma journée légère, allant de mes petits élèves, mes préparations, mes cahiers, à ma fille à chercher … Et j’ignorais complètement cette nouvelle.
J’étais vraiment à côté de la plaque, à ce moment-là. Cela a-t-il porté préjudice à ma vie ? Aucunement. Cette maman-journaliste m’a mise au courant, on en a parlé, scandalisées, etc …
On survit à la coupure momentanée, je vous rassure.

3 – Derrière l’écran, l’escran, scherm, le paravent.

[Sachons regarder derrière l’écran et choisissons des moments définis pour les consulter sans les laisser omniprésents ni décider de nos conversations en nous interrompant. ]
Qu’est ce que tu caches, toi, écran ? Car il sert bien à cela, celui-là. À masquer les choses, à faire en sorte de les rendre invisibles.
« Faire écran » => masquer une chose que l’on ne veut exposer au vu et au su de tous.
« Société écran » => créée pour masquer les activités de transaction financières d’une autre société dont celles-ci sont peu recommandables.
« Écran total » => dissimuler la peau pour la protéger des rayons.

Alors, j’ai cherché l’étymologie sur Wiktionnaire (j’adore cela, l’étymologie nous révèle le coeur des mots). Résultat : « De l’ancien français escran (XIVe siècle), emprunté au moyen néerlandais scherm, « clôture, grille, paravent » »
Paravent. Pour se changer sans dévoiler son intimité.

Les écrans ont une connotation négative dans la société actuelle. Personne ne le niera. Encore plus lorsqu’on parle d’enfants. Pourtant, les écrans révèlent tant de vérité, maintenant.
La sémantique du mot aurait changé ?
Grâce aux écrans, nous découvrons des informations précises, fournies et documentées. Voire des scandales !
Malgré tout, ils nous cachent des autres, captent nos regards, accaparent nos attentions, nous masquent des autres qui passent par là. Nous sommes dans une intimité avec ce qu’il se passe SUR l’écran mais il y a une véritable scission avec le monde environnant.

We prolongé. Des enfants. Tous connectés avec plus ou moins d’interdits. Les jeux individuels coupent véritablement les enfants les uns des autres. Parfois, l’un joue et les deux autres regardent.
Mais cela signifie que l’un « s’amuse » et que les autres regardent. Soit. C’est leur choix (?) – ou la contrainte posée par les parents.
Ainsi, si nous nous intéressions à Twitch ? Immense phénomène de société. Les 15 – 25 ans passent beaucoup de temps à regarder un tiers jouer et commenter la partie, ses choix, sa stratégie … Alors que pour la plupart, ils ne possèdent pas le jeu en question et ne le posséderont jamais.
Qu’est ce qui les pousse à s’isoler derrière leur écran et à ignorer la « vraie vie » pour suivre leur idole ?
Le fait que l’écran propose du jeu, de l’adrénaline par procuration et montre les ficelles du jeu expliqué et réussi par un autre.
On vit la vie à travers les aptitudes d’un autre que soi sur lequel on se projette. Un héros du temps présent.

Et les écrans ? Qu’en fait-on car ils sont bien présents et UTILES dans nos vies ? On tente de jouer à des jeux qui se jouent à plusieurs, par exemple. Un jeu en réalité augmentée grâce à l’écran qui est posé à plat DONC qui ne fait plus écran mais implique tous les joueurs qui se regardent.
La tablette est aussi plutôt à plat et permet de communiquer …
On ne laisse pas ces écrans allumés tout le temps car trop lumineux et sonores, ils captent les regards et remplissent leur fonction première de priver de contact visuel.
On choisit ses temps d’écran sans les laisser omniprésents ni décider de nos moments de conversation en nous interrompant.

(cf. Les Éditions Volumiques : je précise que ceci n’est pas un message de promo ; Volumique ne savait pas que j’allais parler de leur jeu que je n’ai jamais testé mais qui me fait rêver … je suis libre comme l’air et personne ne me paie pour parler de quoi que ce soit … j’aime leur concept d’écran partagé et posé à plat … voilà)

 

Équilibrer son alimentation pour être en bonne santé physique et équilibrer son éducation pour une bonne santé mentale. Il n’y a pas une seule voie qui est idéale, mais il faut composer avec tous les outils disponibles pour avoir un apport riche et diversifié qui créera l’équilibre parfait.

[Dans cet article, je partage mon expérience relative au développement de mon enfant lorsque l’utilisation de l’écran est trop prégnante et ce n’est pas parce-que je teste des applis et les recommande que je vais vous conseiller de planter vos enfants tout le temps devant]

Ceux qui me suivent depuis un moment le savent, les autres le sauront désormais : je suis sans filtre.

Je vous dis les choses comme je les ressens, comme je les pratique avec mes enfants et je ne pourrai jamais recommander une chose en laquelle je ne crois pas, ou allant à l’encontre de mes convictions profondes, surtout lorsqu’il s’agit d’enfants et d’éducation.

Pas de pubs sur mon site car je ne veux pas polluer la vie de nos enfants en les exposant. Ils le sont déjà beaucoup trop et leurs petits cerveaux innocents et sans méfiance sont un moyen de pénétrer les foyers avec de nouveaux produits à vendre encore et encore.

En a-t-on vraiment besoin ? On ne se pose pas la question. Le tout étant de commercer.

Je suis nulle en commerce, en monétisation, en rentabilité … Ce n’est pas pour rien que je travaille dans l’éducation.

Je vais vous faire part d’un constat relatif à mes enfants. C’est du vécu.

Prune. 8 ans. L’aînée. Pas encore d’iPad sorti à sa naissance en 2008. Une très petite enfance sans écran du tout.

Bonne tenue de crayon. Dessins précis et élaborés dès le début, dès qu’elle a pu s’y mettre. Motricité fine bien travaillée. Sens du détail, de l’observation plutôt satisfaisants (sans exagération : je ne dis pas que c’est une génie – je dis juste où elle en était).

Mila. 4 ans. La cadette. iPad déjà dans le foyer à sa naissance.

La grande soeur l’utilisait avec modération. Elle a pu y toucher assez tôt, sans excès mais de temps en temps. Elle est très intéressée par l’écran alors que la grande peut s’en passer sans frustration.

Elle en est venue a faire des « crises » et à se rouler par-terre lorsqu’il s’agissait de couper. Cela était gênant.

J’ai commencé à m’interroger sur la qualité de ses dessins, de son développement au niveau de la motricité fine. Je la trouvais moins avancée que sa grande sœur au même âge.

Et là, je me suis dit : « Hold on ! STOP ! ».

Lorsque nous étions au restaurant, la tablette faisait partie du lot « divertissement en cas d’ennui prononcé ».

Vous vous dites : « Ben, … ils ne pouvaient pas se parler entre parents et enfants ? »

Vous avez raison. Il arrivait qu’une bonne partie du repas se déroula en binômes à conversations séparées : enfants / parents. Sauf que les enfants n’échangeaient pas tant que cela et pour éviter les crêpage de chignon, cela se terminait en « Je peux avoir la tablette ? ».

J’ai enlevé la tablette des moments de repas partagés. Un resto au programme ? Échanges verbaux passionnants et rigolos (les enfants me font mourir de rire) mais aussi histoires à lire et coloriages car, parfois, l’attente peut être un peu longue.

La tablette est inexistante la semaine (ainsi que la tv que les enfants ne regardent jamais). Mais sans aucun besoin de contrôle, elle restait posée sur une table.

Jusqu’au moment où l’an dernier, certains matins du mois d’avril / mai, notre cadette était debout plus tôt que nous, alors que le quota de sommeil n’y était pas. Pourquoi ?

Car elle savait qu’il n’y avait aucun obstacle à l’accession à la tablette et que je pense son cerveau était malgré tout en état de « veille » plus tôt que prévu car stimulé par l’accès à cet objet, de manière inconsciente. Et CELA LA RÉVEILLAIT. J’en suis tellement persuadée. (idem pou rles enfants regardant la tv avant de venir à l’école … idem pour les ados qui perdent des heures de sommeil car leur cerveau est en ébullition à cause des écrans, en était de veille permanent).

J’ai rangé l’objet. J’ai décrété que cela suffisait.

La tablette serait accessible un peu les matins de we, sous contrôle … et jamais le reste du temps (elles sont petites encore …).

Mila est en moyenne section. Ses nuits sont longues, très longues maintenant (12 h de sommeil quasiment) et son geste graphique bien meilleur. Ses dessins ne cessent de s’améliorer, de se fournir de détails … Ses bonshommes sont de mieux en mieux formés. Elle rejoint le niveau de sa sœur.

Il est une choses essentielle dans la formation d’un enfant : c’est l’interaction corps et esprit, les deux ayant besoin de « collaborer » pour former un être humain complet. Le geste graphique aide à concevoir l’idée, à former la pensée. Sans le geste graphique, l’imagination reste bornée.

Cela s’appelle la psychomotricité, concept cher à Piaget, essentiel au bon développement de l’enfant. Elle précède l’abstraction. La bonne formation des lettres, des symboles etc … mènera à l’abstraction. L’abstraction qui aide à l’imagination.

 

Autre constat. Ce matin. Les filles dessinaient. Je mets un CD avec de petites histoires et comptines concernant les saisons, pensant qu’elles écouteraient d’une oreille et qu’elles poursuivraient leurs œuvres. Je regarde quelques minutes plus tard … Elles avaient cessé leurs activités pour se concentrer sur ce qui était raconté, collées à l’enceinte où il n’y avait rien à voir.

Je trouvais cela extra. L’écoute qui nécessite concentration et effort. On ne peut tout faire en même temps (et c’est pourtant ce que nous tentons de faire tout le temps, nous adultes …).

Voilà l’état de ma réflexion. C’est tout personnel, c’est familial. Je poursuis bien sûr l’utilisation de tous supports d’apprentissage, y compris la tablette car je trouve cela riche mais je varie ces supports sans arrêt pour faire travailler tous types de mémoire et développer toutes les capacités de l’enfant à « modeler ».

Je ne saurais priver un enfant d’un outil, ni en laisser un de manière exclusive entre ses mains, comme n’étant que la seule option valable.

Vive la variété, la diversité, elle est source de richesse.

P. S. : vous vous demandez pourquoi ma cadette porte ce vêtement ? Elle adore se déguiser les matins de vacances … et oui, elle est influencée par la Reine des Neiges et oui, c’est extérieur à moi … Ça arrive.

5 – Déradicalisons nos positions « écrans et enfants »

[Mini analyse des soucis générés par l’usage de l’écran personnel : ce qui a changé par rapport à la tv c’est la posture plus « fermée » + le fait que le parent ait trouvé un moyen de se libérer du temps facilement]


La vérité vraie, vous la voulez ? Le problème … ce n’est pas l’écran. C’est que celui-ci retient TELLEMENT l’attention de l’enfant que les parents ont trouvé là le moyen de se libérer du temps – attention, je ne jette la pierre à personne ! J’en suis !

Il y a un lien à faire entre l’offre pléthorique du web, la finitude de nos vies ne permettant pas de jouir de tout ce qu’offre l’ubiquité du world wide web et le temps que nous tentons de gagner sans arrêt, au détriment de nos enfants qui sont – il faut bien l’avouer – chronophages.

Avant, les adultes devaient cultiver leur champ pour vivre et le temps consacré aux enfants était de fait, très réduit. Puis, les années soixante sont passées par là, avec toutes les révolutions qu’elles portaient et le renouveau des mentalités accompagnées des facilités au quotidien. Du temps s’est dégagé pour l’accorder à nos enfants, sachant que l’offre de divertissement à la maison restait très limitée.

Le digital est arrivé et nous happe à nouveau, comme au temps des cultures. Sauf que cela pose plus de questions car il ne s’agit plus d’assurer la nourriture de notre corps qui a ce qu’il lui faut (à des degrés de qualité pas toujours excellents), mais de répondre à l’intérêt suscité par ce qu’il se passe ailleurs qu’ici et maintenant. Nous sommes ici et partout. Mais de moins en moins ici. ET c’est en cela que ce n’est pas acceptable pour nos enfants qui, eux, vivent l’ici et le maintenant et qui ont besoin de cette finitude de leur espace-temps pour se construire et se stabiliser.
Mais si nous considérons l’écran comme un joujou à limiter par son usage et à modérer, il sera moins honni. Il sera utilisé comme il faut, à bon escient.


Dans les familles faisant un usage immodéré des écrans, la tablette n’a rien changé. Il y avait déjà la télé. Allumée sans arrêt, l’enfant posé devant sans limite, son attention captée et pas vraiment de parole autour … il gobe le tout-venant sans discernement.


Maintenant, le parent possède smartphone et tablette. Au lieu de regarder dans la même direction que l’enfant, il a le nez baissé, regard vertical et non plus horizontal. Le tout est dans la posture. Elle est plus fermée et beaucoup moins aérée, donc moins propice à l’échange verbal.


La distance avec l’outil est plus courte aussi que la tv posée dans la pièce …
Je crois que le problème se situe, au fond, là.


Avec la profusion d’informations, de notifications qui captent l’attention, nous transportent ailleurs et nous font trouver notre intérieur peut-être … ennuyeux …

On va se discipliner pour le bien-être de nos enfants et notre bonheur. Ils parlent tellement lorsque nous échangeons pour de vrai avec eux …


Un soir, je leur lisais une histoire en anglais. Archi rigolote. Sur écran. Oui, oui. Mauvaise mère. Qu’est ce que nous avons ri. Et appris du vocabulaire. Nous étions toutes les trois, ensemble, à parler échanger et se poiler.


L’écran ne me fait pas peur car je sais que l’on passera facilement au papier, à la poupée etc … sans pleurs car je limite drastiquement et ne transige pas. Lorsque je dis « non », c’est vraiment non. Pas de discussion.
S’il y en a, cela supprimera une découverte ultérieure sur écran car elles n’auront pas joué le jeu. Mais en général, je n’ai pas de souci.
http://www.super-julie.fr/apps/little-frog/