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Quand les profs se regardent [trop] le nombril.

nombril

[Pamphlet pour dénoncer le clivage de nos métiers …]
Ça y est L’instit’humeurs a encore frappé. Frappé à côté pour les erreurs de « frappe » (on va dire que c’est ça, n’est ce pas, n’empêche il s’agit d’un article publié sur le blog de francetv info donc se relire serait la moindre des choses mais peut-être est-ce fait ? Bref ; passons ; je n’ai pu m’empêcher de corriger … )

Ce qui me surprend dans ce texte intitulé « les sept véritables privilèges du prof » est que notre profession ait tant besoin d’écrire sur « elle-même ».

En clair : EST-CE QUE L’ON SE REGARDE AUTANT LE NOMBRIL AILLEURS ? Ai-je envie de demander.

Chaque métier, entendez-vous, CHAQUE métier a son UTILITÉ ses joies, ses peines, ses partisans, ses détracteurs.
Mais lorsqu’on est banquier, architecte, éboueur, brancardier, chanteur, astronaute, footballeur … y a-t-il autant d’écrits qui passent sur « l’intérêt et l’utilité de faire ce métier et pourquoi c’est le plus beau métier du monde » ? Je ne sais pas. Dites-le moi, ceux qui ne sont pas professeurs, ici.
Chaque métier a son utilité, oui. C’est même pour cela qu’il a été créé car il sert – ou dessert ? – la société (ou alors, il faut vraiment arrêter de suite, s’il n’y a aucun sens …).
J’en conviens : travailler avec des enfants est absolument génial. J’adore cela. Je ne dirai jamais le contraire.
Mais je ne ressens aucun besoin de crier sur tous les toits à quel point c’est le meilleur métier de la Terre.

POURQUOI ?
Parce-que ce n’est pas parce-que l’on travaille avec des enfants que cela fait de nous une personne forcément meilleure qu’une infirmière, qu’un banquier ou qu’un éboueur. Oui, on peut ne pas travailler avec des enfants et être une personne proche des autres, investie pour leur bien-être et sensible à la marche du monde et au développement de l’humain.

Ensuite parce-qui si c’était le métier ultime – former des enfants à s’épanouir dans la vie en faisant leur un maximum de connaissances – tout le monde tendrait vers cela et il y aurait beaucoup de professeurs dans l’âme. Or, ces enfants une fois formés de le sont pas pour être professeurs à leur tour – sauf vocation – mais bien pour réaliser ce pour quoi ils sont faits, car oui, nous formons des petits à trouver leur voie et arrêtons de penser que l’enseignement est une fin en soi.

Je décortique un peu :

N°1 Un métier qui a du sens

… Moui. Ok. Cela s’oppose de fait aux autres métiers comme si ceux-là n’en avaient pas. Une esthéticienne ? Ça a du sens ou pas ? Pour tous ceux qui usent de ses services, oui, ce métier a du sens. Alors pourquoi plus, ou pourquoi moins qu’un professeur ? Tout est une question de point de vue.
Il prend l’exemple de personnes travaillant devant un écran pour EADS (European Aeronautic Defence and Space Company) ou Microsoft (« « mais pourquoi je travaille 14h par jour pour que Microsoft ou EADS gagnent plus d’argent ? A qui ça sert concrètement ? » »). Pardon mais ces personnes-là, si elles se posent la question ont raison de changer de métier mais sinon … elles contribuent LARGEMENT aussi à faire progresser la société humaine. EADS produit des engins volant permettant aussi aux instits de prendre des vacances lointaines, non ? Zut, quoi !
L’éboueur du coin – que je vénère ! Salut, copain ! – enlève ma saleté tous les jours et sans lui, je me verrais servir au menu des rats, des blattes et du choléra. Non merci.
Alors ? Un métier qui a du sens ? Pas plus, ni moins qu’un autre.

« vers quoi tendent les différentes taches qui sont les siennes » : les taches ? Où cela ? Sur le pantalon ou dans les cahiers ? Il me semble que l’accent circonflexe n’est pas supprimé sur les « A », si ? Les « tâches », please !

« Tout métier à ses corvées, ses ennuis, ses contrariétés, ses moments gris ou creux ; c’est toujours mieux d’y faire face avec la certitude que ce qu’on fait est utile, a une réelle importance, contribue à l’humanité » : A sans accent lorsqu’il s’agit du verbe « avoir », non ?

N°2 Vive les enfants

=> en gros c’est mieux de travailler avec les enfants que les adultes (je résume le paragraphe). Ben … ça c’est ton point de vue, mon coco. Je fais les deux : enfants / adultes. Je peux vous dire que je me régale de travailler avec des adultes. Les échanges sont passionnants AUSSI, comme avec les enfants. Ils créent des choses, réfléchissent à la vie et ont un avis à prendre en compte AUSSI. Ils ont été des enfants et pour peu que l’on prennent le temps d’écouter les gens (un chauffeur de taxi ?)
je peux vous affirmer que les grands sont passionnants aussi.

Autre chose : les profs que l’on loue ici – et que je loue aussi, hein, mais en plus discret – souffrent aussi parfois de n’être qu’avec des enfants. Il faut aussi voir cela. Que côtoyer des adultes aère la tête et ouvre d’autres perspectives. Bon. L’enfance, c’est beau, c’est étonnant, c’est génial mais parfois c’est aussi » caca, pipi, prout, boudin ». Voilà.

« Les élèves vraiment antipathiques » : Ah ! Parce-qu’il y en a ? Pardon, mais non !!! Pas pour moi. Justement pas. Si un enfant n’est pas sympa ou « renfermé », ce n’est pas un « état ». Il N’EST PAS antipathique mais c’est une attitude liée à son vécu. Pour moi, il n’y a pas d’enfant antipathique. Pardon.

N°3 Être responsable (l’accent sur le « E » se met AUSSI sur les majuscules ; merci !)

« la responsabilité qui est la notre est grande » : et le le « ô » minuscule. Merci.
« c’est ce qui nous maintient debout les jours où ON (oubli) aimerait rester couché » : sorry, il n’y a aucun jour où j’aimerais rester couchée, perso. J’aime trop la vie et j’ai trop de projets.
« celui de montrer l’exemple dans l’attitude, dans le langage » : Montrer l’exemple ? Parlons-en ! En éradiquant les erreurs d’orthographe, non ?

« Vous êtes responsable, devant ces 30 enfants assis face à vous, c’est lourd et c’est beau, tout le monde ne peut pas en dire autant. » : surtout pas Barack Obama (Barak Obama) 😉 Tout le monde ne peut pas en dire autant mais si on se trompe dans une commande, dans une affirmation, dans une rédaction d’article etc … cela porte aussi à conséquence. Et parfois, pardon, mais cette responsabilité est à relativiser et heureusement car j’ai vu des choses faites de travers dans les cahiers des élèves lors de mes remplacements et j’espère que les enfants corrigeront d’eux-mêmes, ou que leur parents les y aideront parce-que … hèm (CM2 : « dans le système solaire, il y a 9 planètes » ; « non, les enfants, il y en a 8 » ; 2006 Pluton venait d’en être sortie ; le prof n’a pas apprécié ma correction et m’a traitée de tous les noms … malgré les articles que je lui ai fourni pour preuve … bref)

N°4 Chaque jour, l’inconnuE ?

Ah oui ? Brune ou blonde ? À couettes ou cheveux lâchés ?
Ce ne serait pas « l’inconnu – U » plutôt ?
Pour le reste, ok, on ne peut savoir le déroulement des évènements. Bien d’accord.

N°5 L’indépendance

« pas mécontent de ne pas partager un open-space avec des collègues » : VLAN ! Dans les dents pour ceux qui bossent en open-space. Vous êtes peut-être nombreux, ici, non ? Vous n’avez pas votre bureau privé, vous ? Oh les nazes …
Faites instit. Vous verrez : c’est « pri-vé » 😀
« Il est facile de se cacher, dans un bureau, quand le chef est à côté. » : ah bon ? Really ? Mais dans quel genre de société très opprimante ce garçon a-t-il travaillé avant ? J’imagine bien qu’il y a des tas de métiers usants, où la pression est folle (les assurances ? Les call centers ? etc …) mais j’imagine qu’il ets compliqué de se cacher de son supérieur qui, de toutes manière, voit les chiffres des ventes etc, non ? Arrêtez-moi si je me trompe.

N°6 La liberté de créer

R.A.S.

N°7 Les vacances

=> Non ! Ne lisez pas cela. Vous allez vous faire du mal. Please. Pleeeeeaaaase. Je vous aurai prévenus !
Les vacances, que vous n’avez pas aussi longue que vos enfants. Dommaaaaaage. Ce serait pratique. D’autant qu’avec votre boulot merdique qui vient d’être largement égratigné par Monsieur le Professeur, il semblerait bien que vous en ayez grand besoin, non ?
Eh bien que nenni ! Vous, c’est boulot.
Les vacances king size ce n’est QUE pour le professeur harassé et ses élèves qui les ont bien méritées, eux !!
Non mais.

Pour ma part, ces vacances ultra maousses, je les trouve trop longues. On ne sait plus quoi faire des enfants : si on a les mêmes (pour les profs), le fait d’être sans arrêt avec nos propres enfants nous rend un tantinet biquettes au bout d’un moment (hmmmm, et si tu allais au centre de loisir ? J’ai envie de parler « grand » au bout de 1 mois 1/2, vois-tu ?).
Et si nous n’avons pas les mêmes vacances que les enfants, il faut prévoir un gros budget / avoir des papis-mamies super disposés / ou que sais-je encore pour occuper les bambini.

Trop de vacances tuent les vacances. Ça fait mille ans qu’il aurait fallu les raccourcir.

Voilà le fond de ma pensée par rapport à ce gargarisme du prof.
Et j’adore ce métier, je vous le dis du fond de ma pensée. Mais je ne pense pas que ce métier vaille mieux qu’un autre.
Je pense simplement qu’il est un parmi tant d’autres tous valables pour vivre ensemble en harmonie et que si nous arrêtions de nous considérer tout un chacun comme supérieur à son prochain, nous vivrions mieux.