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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Les images de la home sont les top applis mises en ligne récemment. Les préférées de Super-Julie.

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Début

Pourquoi apprendre à coder ?

Pour commencer, c’est quoi « coder » ?

Le codage, c’est la programmation informatique, ce qui permet l’écriture des programmes pour développer des logiciels, ou une page web, par exemple, mais aussi pour dire à une machine ce qu’elle doit faire, la guider. Pourquoi ? Parce-que l’on aimerait que cette page d’infos s’ouvre lorsqu’on clique là, que le texte apparaisse sur fond rose, que la machine dirige le jet d’eau pression comme il faut pour découper une pièce de métal, etc … Les finalités peuvent être très diverses mais le code est le langage initial nécessaire à ces usages.

Le vrai mot français est « programmer ». « Coder » nous vient de l’anglais et est de plus en plus usité car il fait plus « je suis un super agent secret, je sais décoder le code », et cela fait moins « geek asocial derrière son écran ».

Anecdote de geek : Sachez que lorsqu’un programmeur écrit des lignes et des lignes de code, il dit, dans son vocabulaire fleuri, qu’il « pisse des lignes de code ».

Pour qui ne baigne pas dans l’informatique corps et âme, le code est un mystère. Mieux : on ne sait même pas que ça existe. Et, honnêtement, on s’en moque. Pourvu que ça fonctionne.

Une seule certitude : cela sera essentiel pour les métiers de demain.

L’intérêt de cet apprentissage dans les classes ?

Il n’y en a pas qu’un mais des tas. L’enfant va découvrir comment créer lui-même des petites scènes d’actions avec sa tablette ou son ordinateur. Ce qui va mobiliser une autre forme d’intelligence puisqu’il doit concevoir, anticiper, programmer les mouvements de personnages à l’écran. Ainsi, il va résoudre les problèmes qui se posent à lui et s’occuper de l’architecture du programme, de son design, tout en créant l’histoire qu’il veut raconter.

Programmer une histoire et les déplacements des acteurs à l’écran va l’aider à développer des capacités de séquencement, ce dont l’élève se sert aussi dans la lecture : repérer le début, le milieu, la fin d’une action, d’une scène décrite, et de programmer celle-ci dans un ordre logique.

Séquencer les évènements d’une scène d’action est la clef de la compréhension de la finalité de cette action : on va démarrer ici, pour aller là et toucher au but en passant par cet endroit.

L’élève mobilise tout cela lorsqu’il fait de la production d’écrit : Au début … [bla, bla, bla …] ; puis … [bla, bla, bla …] ; ensuite … [bla, bla, bla …] ; pour enfin … [bla, bla, bla …].

Plutôt que d’avoir une longue suite de « et, après », « et après », « et après » …

Le fait de devoir agencer les actions d’un personnage d’une manière cohérente et logique va développer des capacités de structuration de la pensée. Ainsi, il sera plus à même de structurer sa production d’écrits plus tard, pour que cela coule de source et convaincre son auditoire. Si l’on passe par des chemins sinueux et pas très logiques, nous perdons rapidement l’attention d’autrui.

Le fait de coder les déplacements de ces petits « bonshommes » et différents personnages, de les faire parler au bon moment, de positionner les « blocs » de manière appropriée va aider les enfants à prendre conscience de l’importance de cette structuration, de cette logique.

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Avec l’application ScratchJr, le codage s’apprend en ordonnant des blocs d’action : Si le « bonhomme bleu » dit         « Merci, bien, et vous ? » avant que le « petit chat » n’ait eu le temps de le saluer et de lui demander comment il se porte, ça fait désordre. Et lorsque ça fait désordre à l’écran, on s’en rend compte en visionnant l’action et on va y remédier en réorganisant les blocs de manière logique. Ce qui ne sautera pas forcément au yeux dans un texte écrit par l’enfant.

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Avec des outils de codage pur (cf. image ci-dessus avec Code Academy), on voit les effets immédiats de ce que l’on ordonne à “la machine” et c’est épatant … ou très énervant si quelque-chose coince … mais on apprend aussi à rechercher ses erreurs, on recommence jusqu’à l’obtention de l’effet désiré. L’une des grandes option du code et du numérique en général est la possibilité de se tromper : on teste, ça marche ou pas, on recommence. On n’est sanctionné que par la réussite du projet ou le fiasco. Pas de sentence venant “d’en-haut”. L’essai-erreur est très formateur.

Coder sert le langage mais aussi les mathématiques. On va réitérer des actions un certain nombre de fois, par exemple, ce qui demande des capacités en numération.

On peut dire qu’avec des applications de ce type, les enfants n’apprennent pas uniquement à coder, mais ils vont coder leurs apprentissages.

Des ateliers péri-scolaires se font jour. Et si on s’en inspirait ?

Vous en avez entendu parler : les coding-goûters, Magic Makers … Ces noms empreints de magie font rêver plus d’une de nos têtes blondes car elles font raisonner la possibilité de créer leur propres jeux. Le “c’est moi qui l’ai fait” n’est pas peu dire lorsqu’il s’agit d’un jeu vidéo. Il y a de quoi “frimer” dans la cour de récré.

J’ai eu la chance d’assister à une séance de code chez Magic Makers, qui a été fondé par Claude Térosier et Sébastien Louit.

Ils utilisent Scratch. Les enfants de 8 ans et plus prenaient part au cours depuis la rentrée de septembre et étaient tous en train de créer leur labyrinthe semé d’embûches, de pièges, de trous à contourner etc … pour y jouer ensuite. Ou y faire jouer les copains.

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Les habiletés et sensibilités de chacun se font jour : l’un va travailler le design, alors que l’autre fera un parcours très élaboré. On n’a pas tous les mêmes talents mais chacun peut privilégier ce qui lui plaît. C’est son jeu et il rencontrera le public qui y sera sensible.

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L’une des grande caractéristique du codage en groupe est la coopération qui s’en dégage : “Tu es coincé ? Je sais comment t’aider. Je prends le temps de te guider.”

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Un argument ultime si vous n’êtes pas déjà convaincus : on ignore aujourd’hui quels seront les métiers de demain, ceux que nos élèves vont pratiquer. La seule certitude est que la programmation de systèmes, le codage, seront nécessaires à ce monde du futur. Et qui saura manier ce langage en détiendra les clefs.

Les métiers du futur ? Nous ignorons jusqu’à leurs noms. Sachant que, selon une étude de l’Université d’Oxford (09/13), dans 20 ans, 50% des métiers seront remplacés par la machine, aux US, on imagine bien que l’autre moitié devra se réinventer. Mais dans quoi ? Une piste pour le digital, peut-être ? Aujourd’hui, un “ethical hacker” gagne entre 80 000€  et 115 000€ (Enquête The Guardians US – 07/14). Et ce n’est pas prêt de faiblir.

De même, en septembre 2014, 8 fois plus d’étudiants qu’en 2002 ont choisi la Computer Science Class à Harvard. En 2013, Xavier Niel crée l’école 42, qui recrute sans diplôme, propose un cursus d’apprentissage de la programmation sans cours théorique ni professeur, à la sortie duquel chaque étudiant peut piocher entre 30 offres d’emploi environ … sans être détenteur d’un diplôme reconnu d’état. Ça fait rêver, non ?

Une seule chose est sûre : comme il vaut mieux savoir travailler le bois pour devenir ébéniste, savoir coder dans un monde cimenté par le numérique sera un atout, pour maîtriser la “machine” et non l’inverse. Ça ne fera pas forcément la différence – comme de parler l’anglais aujourd’hui – mais ne pas maîtriser un minimum ce langage sera assurément un désavantage. On constate déjà une explosion de la fréquentation des cours de “coding”, et cela n’est pas prêt de faiblir. Le futur de nos enfants s’encode maintenant.

Lien vers un article complémentaire : L’illectronisme, nouvel illettrisme ?

Par Super-Julie