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Début

Où l’on parle de harcèlement par les enfants et par les profs

Non mais halte-là ! Attachons-nous au fond et non à la forme ! Je n’adhère pas à l’analyse de l’Instit Humeurs (lien ci-dessous) qui est multi partagée dans le monde enseignant. DU FOND, que diable !

Harcèlement : j’ai testé la vidéo polémique

Dans son analyse, L’instit’humeurs s’attache à la forme plutôt qu’au fond. Il relève que la prof écrit mal au tableau, qu’elle accueille mal ses élèves … gna gna gna … On s’en moque !! On ne fait pas un film sur l’instit idéal. Merci.

Ce petit film est recevable en la forme et a raison de dénoncer ce problème. Même si la prof écrivait comme une déesse au tableau, ça n’aurait RIEN changé au problème !
ON VEUT INTERPELLER LES ENFANTS ET L’OPINION PUBLIQUE : c’est tout.

Idem avec deux copines instits que j’adore.
Nous en venons à parler de ce fameux petit film-polémique. Indignation : « Vous avez vu comme l’instit est représentée … Pas acceptable, etc … On en a parlé en salle des maîtres … »

Pourquoi cette réaction de mes collègues instits ? Car nous sommes mal reconnus et cela est un véritable souci, et cela fait réagir car les professeurs sont beaucoup trop souvent stigmatisés comme étant feignants et incompétents. Ils sont piqués au vif.
Mais NON. Justement NON, dépassons ces réactions stériles et montrons que nous sommes au-dessus de cela, que l’enfant compte d’abord. Soyons plus futés. Allions-nous à l’ensemble de la société au lieu d’être une espère de corporation à part et toujours prête à se sentir attaquée. Pourquoi serions-nous ATTAQUÉS ici ?
On peut dire « la classe est mal représentée (si on pense cela …) mais bravo de prendre le problème à bras le corps, cela permet d’avoir une base pour en parler à l’école et dans les familles et de contrer ces « andouilles » de harceleurs ». 


Au sujet du plan séquence perçu comme trop long, de la maîtresse tournant le dos à ses élèves : il fallait de toute évidence un plan-séquence assez long pour MONTRER le harcèlement pratiqué par les élèves et permettre le plan sur l’élève victime. Le but est de dénoncer un souci, pas de montrer la réalité d’une classe, ici.

On veut mettre en lumière le mal être d’un élève qui existe réellement et bien trop souvent.
Je confesse que je n’ai parfois, peut-être, pas été assez à l’écoute de certaines souffrances et je n’ai pas honte de le dire : j’avais d’autres chats à fouetter. Des retards d’autres bambins etc. Ainsi, on dit simplement : « Ne soyez pas sourds même si vous êtes occupés avec plus urgent. »

Une fois de plus, le corps enseignant prend la mouche pour des questions de formes au lieu de s’attacher au message essentiel qui est passé.

Allons plus loin et posons-nous les bonnes questions :

Pourquoi le harcèlement existe ? À cause de la médiocrité des « harceleurs ». Ceux qui ont un vrai problème et auxquels il faut VITE s’intéresser, ce sont eux.
Prenons un type bien dans ses baskets, plutôt choyé / valorisé dans sa famille, auquel on ouvre les yeux tôt sur les beautés de la vie et sur le fait d’avoir raison de s’en réjouir quotidiennement.
Feeling good. Curieux. Intéressé. Futé. Éveillé. Aimé.
=> Celui-ci n’a aucune raison de « pourrir » la vie d’autrui.
Prenons le même type. La famille n’attache pas de valeur, ou peu, à sa personne, à ses capacités. L’éveil au monde n’est pas prégnant, monde qui serait plutôt source de frustrations de tout ce que l’on ne possède pas. L’humain n’est pas au centre. La consommation, l’aspiration à la possession, priment.
Sentiment de manque permanent. Le mieux est ailleurs. Inatteignable.
Pour peu qu’un prof l’ait pris en grippe à un moment de sa scolarité, la boucle est bouclée.
=> Frustration. Sentiment de médiocrité.
Réaction dudit « frustré » :
1 – Puisque je suis un « naze », je dois prouver qu’il y a plus faible et moins « aimable » que moi (dans le sens « digne d’amour »).
2 – Je trouve une caractéristique stupide chez autrui, qui me différencie de lui, et je m’acharne dessus.
Pourquoi ?
Parce-que je n’ai rien d’intelligent à raconter, que je n’ai pas d’originalité, que je suis frustré, mal dans ma peau, que je veux annihiler ce qui fait sortir l’autre du lot que l’on risque de remarquer plus que moi.
Les « harceleurs » sont des frustrés de première.
Il faut mettre le doigt sur leur frustration et redorer ce blason au plus vite. Éviter qu’ils ne réitèrent. À chaque étape de leur vie.

Il arrive que les adultes aient envie de projeter leur frustration sur un enfant. Une proie facile pour faire payer tout ce que la société ne leur a pas donné.

Le harcèlement peut durer longtemps, être protéiforme et générer d’immenses dégâts.
Chers collègues instits, chers parents, ne négligeons jamais les harcelés, mais intéressons-nous vite aux frustrations du harceleur.
Celui qui a un vrai problème, c’est lui.
Appel lancé à Mélissa Theuriau, la réalisatrice du film sur le harcèlement et à l’Éducation Nationale :

« Et si on faisait un film focus sur le harceleur-mal-dans-ses-baskets ? Plus personne n’aurait envie d’en être un. Ce serait trop la « te-hon » (la honte) comme disent les jeunes. »


Allons plus loin ! Les enfants le valent bien.

Par Super-Julie aka Julie Kuhn