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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Début

MA PETITE QUESTION : Est-on vraiment nul en tout ?

MA PETITE QUESTION a été posée et non résolue encore.
« Que faire lorsqu’on n’y arrive pas, et que tous les autres vont vraiment plus loin, plus vite ? ». Il faut se dire que c’est une question de moule. On cherche à nous faire entrer à tout prix dans un moule ayant une forme définie et unique. Mais non ! Ce moule n’est pas figé. Il faut le déformer et l’arranger à notre image, à la lumière de notre potentiel et de nos capacités. Exit le formatage. Personne n’est nul s’il est dans un moule qui a sa forme, dans lequel il peut se couler.

Petite scène de vie d’école.

Julie. Élève sage et studieuse. Un peu effacée. Je dois l’interroger pour qu’elle ose répondre. Plutôt littéraire sans que ce soit transcendant. Grosse incompréhension des maths et de toutes matières scientifiques, marqué d’un gros désintérêt.

Je crois que je me voyais un peu en elle. Lorsqu’on sait ce que l’on a loupé, on aimerait que l’enfant que l’on a en face de nous ne passe pas à côté. Je tentais de lui réexpliquer les notions de maths, sans grand succès, … Sans aucun succès.

Je donne une rédaction avec une histoire de cape et d’épée à inventer. Et là, la lumière a inondé sa copie ! Je le voyais son talent !! Elle savait écrire. Et écrire pour qu’on la lise et que l’on ait du plaisir à le faire.

Je lui dis « tu sais très bien écrire : c’est intéressant et bien tourné. C’est là qu’il faut creuser. C’est vers ÇA qu’il faut aller. »

 

Interprétons grâce à une histoire imaginaire.

Dans le même esprit …  L’histoire du livre papier et digital de Satoe Tone : Je peux le faire (ed. Passe-Partout).

Un oiseau naît au milieu d’une fratrie. Naît ? C’est vite dit. Il n’arrive pas à casser sa coquille. Ça commence mal, en effet.

Dès sa naissance, il ne sait pas faire. Il s’applique. Se démène mais … tombe, coule, est toujours le dernier, est à la traîne. Il ne peut être fier de quoi que ce soit. Tout est mauvais. Car tout ce qui fait partie de « la formation de parfait petit oiseau » ne lui correspond en rien.

Comme il VEUT Y ARRIVER, il va ruser, se bricoler une bouée, une échelle, une trompette … pour tenter d’être à la hauteur. Oh, pas bien haut, mais s’il arrivait à la cheville des membres de la fratrie …

Non. Perdu. Il tombe et la maman ne se retourne même pas. La loi de la nature. Le membre trop faible est abandonné.

A-t-il perdu pour autant ? Pas du tout. Il a une destiné. Il est fait pour porter assistance à des plus petits, des plus démunis que lui.

Et ce qui est magique est qu’il servira même à ses pairs !! Les oiseaux qui lui ressemblent – ses frères ? – auront besoin de lui et de l’abris qu’il représente (je ne l’avais pas vu, ceci, c’est ma cadette qui a mis le doigt dessus).

Juste retour des choses. Le méprisé devient le point de ralliement, le refuge.

Ainsi, il ne faut retenir qu’une seule chose, pour la vie : chacun a un talent.
C’est d’une simplicité absolue. Mais la difficulté est de cerner pour quoi on est fait et parfait. Pour certains, c’est évident. D’autres vont devoir chercher plus longtemps. Mais il faut s’accrocher jusqu’à trouver.
L’important est de savoir et de dire aux enfants : tu as des qualités qui font que tu vas te trouver un domaine dans lequel tu excelles.

Ce qui est remarquable est que dans un livre, un film, le faible va d’emblée bénéficier de notre affection, de notre sens de la protection et de l’entraide. Mais dans la société, le faible fera moins envie. Il sera mis au banc, rejeté car on a peur de lui ressembler, qu’il nous contamine de son « incompétence ».

Mais une société n’est vertueuse que si elle intègre les personnes, sans imposer de moule aux formes définies.

 

Le poids de l’hérédité ?

Une question se pose quant à ce sentiment de nullité patenté, qui nous sclérose. Est-ce héréditaire ou est-ce que nous, parents, le transmettons à nos enfants ?

Les deux, mon capitaine.
J’ai 2 filles. La grande est typiquement comme moi. J’ai tendance à voir ce qui cloche chez moi (mais pas chez les autres que j’admire beaucoup en général). L’exigence est immense et Prune, l’aînée, est pareille !

Il faut faire attention à la manière dont on se perçoit et ce que l’on exige de nous même car nos enfants y sont sensibles.
Si on n’arrive jamais à être bien, satisfaits de nous, ils le ressentent et le reproduiront. Cependant, il est compliqué d’être satisfait de soi lorsque la société nous renvoie sans arrêt que nous ne sommes pas à la hauteur.

C’est le regard que l’on va poser les uns sur les autres qui changera la donne … Un regard différent peut changer le destin d’un enfant. S’il n’est pas pile dans le moule, des standards de la société, l’enfant a l’impression de n’avoir aucune place et de devoir disparaître, s’effacer. Or non. Chacun a son importance et son rôle à jouer. Il faut le trouver et s’y épanouir. C’est le plus compliqué.

Ma 2 de fille a un comportement différent. Elle est plus comme son papa. Très sûre d’elle. Le monde lui appartient. Elle se regarde dans le miroir et se trouve mignonne, là où l’aînée ne verra que ce qui cloche. Et pourtant, je pense les avoir élevées pareil. Mais on ne fait pas totalement pareil. Et on change aussi.

 

Conclusion

Ce qu’il reste de tout cela ? Tour à tour nous avons la place du faible. Lorsqu’on y est, ou notre enfant, il faut se demander très fort et longtemps ce que l’on aime dans la vie : peindre ? Ordonner les choses ? Calculer ? Aider son prochain dans son quotidien ?

Si on ne sait pas, on multiplie les expériences et les ouvertures vers le monde pour « trouver » ce qui va nous parler. Éviter l’introspection, dans ces moments-là. Je pense qu’elle nous enferme pour de bon. On va voir un spectacle. On regarde un film. On écoute une musique. On suit un tuto de Do It Yourself et on va au bout. On cuisine. Etc. Les possibilités sont infinies dans nos sociétés.

Lorsqu’on constate que l’un de nous occupe la place du faible, penser à l’élever pour qu’il ne s’y enfonce pas. Regard et main tendue comme arme de son salut.

Par Super-Julie aka Julie Kuhn