Image Image Image Image Image

Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

Comment-utiliser-SJ-1

Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

Comment-utiliser-SJ-2

Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

Comment-utiliser-SJ-3

Les images de la home sont les top applis mises en ligne récemment. Les préférées de Super-Julie.

Scroll to Top

Début

Lire à des enfants lecteurs ? Indispensable !

8 ans. Ils sont lecteurs confirmés. Plus besoin de s’embêter à prendre un bouquin et à ânonner dans un silence recueilli. Non ? Bien sûr que si ! Si le silence est recueilli, cela veut dire quelque-chose. Cela signifie que l’enfant est à l’écoute, réceptif et que ce moment béni est à enrichir au maximum.

lire-a-des-enfants-lecteurs-indispensable-1

Plusieurs raisons au fait de poursuivre la lecture de texte à des enfants lecteurs :

  • le ton. Nous théâtralisons la lecture et la rendons attrayante. L’intérêt pour des enfants de 8 ans, encore un peu débutants pour certains, pas tout à fait à l’aise pour d’autres, ou complètement aguerris aussi, d’entendre les intonations, le rythme de la phrase, les moments de respiration, les voix des différents personnages et le changement d’atmosphère lié à l’action lue à haute voix sera d’être transportés et de vivre, de ressentir le texte. Ils auront envie de s’immerger dans l’histoire, attendront la suite avec impatience et développeront le goût du suspens lié à la littérature.
  • le vocabulaire. Nous choisissons évidemment des textes plus compliqués. Nous sommes des dictionnaires sur pattes et servons de « traducteurs instantanés » de mots ignorés. Cela enrichit le glossaire que l’enfant a à sa disposition et il sera plus enclin à choisir des textes élaborés lorsqu’il sera seul face à la lecture.
  • la syntaxe. Un auteur utilise des tournures de phrases qui ne sont pas du tout usitées à l’oral. Et pour cause : l’oral requiert concision et rapidité. La littérature prend le temps des circonvolutions et de la complexité. Exemple : « Elle voulut se mettre debout mais ses membres refusaient d’obéir, tétanisés. » À l’oral on dirait : « Elle voulait se lever et n’a pas réussi. » Ainsi, le fait de partager cela avec l’enfant, de décortiquer la phrase complexe ensemble et de la rendre limpide préparera sa structure logique lui permettant de démêler l’endroit d’où l’on part pour savoir où on veut l’emmener.
  • l’intrigue. Avoir un aîné à disposition pour expliquer les ficelles de l’action est indispensable à la compréhension d’un texte plus ardu. Le lecteur pose les bonnes questions au bon moment pour s’assurer que son auditoire suit. Si celui-ci répond à côté, on explique.

Tous ces points représentent évidemment un challenge pour l’enfant. En tant qu’adulte, notre plus grande crainte est liée au fait de dégoûter l’enfant de la lecture. Ainsi, nous aurions tendance à glisser entre ses mains des livres à sa portée.

N’oublions pas : pour tout être, le challenge est plus motivant que la flatterie. Réussir à comprendre -grâce à l’aide de l’adulte – un texte qui semblait hors de portée va renforcer la confiance de l’enfant et le pousser vers des choses plus ardues. À l’instar des jeux vidéos proposant des « levels » toujours plus difficiles pour se mesurer, la lecture de termes et de tournures compliqués donneront au lecteur un sentiment de supériorité. Et les mots appris seront réemployés dans la vie courante, ceux-ci permettant de briller à l’oral et ainsi de dominer largement ses congénères.

Je fais une petite digression vers le digital qui peut avoir son rôle à jouer là-dedans. Les histoires lues en autonomie comportent des définitions pour les mots difficiles et permettent au petit lecteur dont le parent est occupé d’accéder à la compréhension fine d’un texte difficile.

De même, lorsqu’on s’attaque à la lecture d’un roman dans une langue étrangère dont nous ne maîtrisons pas tout le vocabulaire sur une liseuse, celle-ci permet d’accéder à la traduction d’un terme inconnu d’une seule pression du doigt et encourage à lire ce type d’ouvrage.

Lire des livres plus complexes que leur niveau à des enfants lecteurs ? On ne se pose même plus la question : ouvrez-moi ce livre fissa.

Par Super-Julie