Image Image Image Image Image

Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

Comment-utiliser-SJ-1

Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

Comment-utiliser-SJ-2

Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

Comment-utiliser-SJ-3

Les images de la home sont les top applis mises en ligne récemment. Les préférées de Super-Julie.

Scroll to Top

Début

Les imperfections sont le sel de la vie

[Quête éternelle de perfection ? À ce petit jeu-là, ce sont les robots qui gagneront car jamais ils ne vieilliront ni ne se blesseront – Vivent les corps, les visages, les objets qui ont des histoires d’imperfections à nous conter.
Celles-ci sont le sel de la vie. ]

La scène, il y a longtemps, j’étais étudiante (euh, il y a une éternité de temps, nan ? Oui, oh, ça va ! C’était hier. Bref) ; une copine, prenant en main mon photophore nouvellement acheté (oui, je suis une fille et j’aime les photophores ; je suis d’une infinie banalité et je l’assume pour la postérité) :
« Joli ton photophore mais … Tu as vu ? Il a un défaut. »
Je la regarde, amusée : « C’est pour cela que je l’ai choisi. »
Regards surpris.
C’est là que j’ai réalisé que j’aimais les aspérités. Le «tout lisse-tout parfait» ne m’a jamais attirée.
Vive les petits défauts idéaux pour avoir quelque-chose à raconter.
Je m’explique : ce qui est tout bien fini, idéal, tout poli nous fait pousser des « oooh » et des « aaah » béats d’admiration. Nous avons envie d’approcher cette perfection. On peut demander comment on l’a acheté, où mais … L’histoire s’arrêtera là.
S’il a un côté biscornu, ou un petit défaut, ça change le discours.
« Ça ? Oh la la, c’est abracabantesque ! Lorsque j’ai voulu hisser ce coffre en bois à l’arrière de mon vélo, la sangle n’a pas tenu et « zip / bim, par-terre ». Heureusement qu’un gentil monsieur passait par là et m’a offert son aide. En discutant bois / vélo / études etc … Blabla … »
Les petits défauts ont tant d’histoires cachées qu’ils nous font rêver.
Hier, j’évoquais le fait qu’un objet avec un petit défaut, qui a été choqué, ait une histoire à raconter.
« Ce gnon sur ma gourde ? C’est lors de l’ascension du mont … j’ai dérapé parce qu’un chamois avait sauté devant moi … Etc … »
Et sur les humains, les gnons, les rides etc … ont aussi leurs histoires à conter.
Une paires de jambes sans aspérités, parfaites : waaaah. Superbes. Tu mets de la crème ? (Question dont on se fout – franchement dit)
Y a-t-il une autre question à poser ? Non.
Une paire de jambes avec l’une ou l’autre cicatrice (je ne dis pas qu’il faut s’arracher la peau !!) : « Là, c’est quand j’avais ma petite sœur à l’arrière de mon vélo. On descendait la pente du lotissement à toute allure. Évidemment, j’ai perdu les pédales et giga-BIM par-terre. Elle n’a rien eu mais moi !! On partait le lendemain en vacances en Autriche … Ma maman était fâchée fâchée etc … »
Un visage tout lisse, tout refait n’a pas vraiment vécu. Il ne dit plus grand chose de ses joies ni de ses peines. Je comprends, cependant, qu’il soit difficile d’accepter l’affaissement de ses traits. Mais le vieillissement fait partie de la vie aussi. On a du mal à l’accepter car la société le rejette comme la peau trop marquée.
Ceux qui vont avoir le beau rôle dans cette course à la perfection sont les robots. Visages toujours jeunes, pas de trous de mémoires, un corps jamais dodu, ne nécessitant pas d’effort de remise en forme …
Et pour les bébés ? Comment feront-ils ?
Vivent les corps, les visages, les objets qui ont des histoires d’imperfections à nous conter.
Celles-ci sont le sel de la vie.