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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une “matière”, une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection “6 ans” – “iPad” – “anglais”.

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner “6 ans” – “iPad – anglais” en allant sur “Tous les âges”, “Toutes les plateformes” et “Toutes les catégories”.

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. “Dauphin” tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Les images de la home sont les top applis mises en ligne récemment. Les préférées de Super-Julie.

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Début

Les coulisses d’un projet avorté ou comment utiliser les gens

Voici la chronologie d’une histoire pas très drôle au final, qui m’est arrivée fin 2017, début 2018.

Le chapitre « introduction »

Une professeur de lettres, dont je tairai le nom pour l’instant dont les initiales sont A-C, me suivait sur la page Facebook de Super-Julie depuis un moment.

Elle intervenait de temps en temps et m’écrivait en privé pour différentes raisons. Elle voulait prendre contact.

J’ai parlé de mon projet d’école envisagé avec d’ex-collègues. Elle était très intéressée et voulait me rencontrer pour en parler.

Très prise, j’avais peu de temps. Elle insiste mais finalement, était en plein déménagement et me disait passer un examen en psychologie – ce que je veux bien croire.

Nous remettons la rencontre à la rentrée scolaire de 2017. Je l’informe qu’il n’est plus nécessaire de nous voir, ce projet d’école étant au point mort. Elle insiste, disant avoir un nouveau projet.

Le 18 / 10 / 2017, nous déjeunons et elle m’expose le projet qui portera le nom de Plume : une écriture participative pour enfants.

Je décide de m’engager avec elle dans le projet car l’intérêt de l’enfant et le fait de pouvoir les rendre autonome et confiant en écriture me séduit totalement. À ce stade, nous ne nous connaissons pour ainsi dire pas. Mais les vacances de la Toussaint se profilent et je l’informe de mon projet de les passer en-dehors de Paris.

Confiante, je l’invite sur mon lieu de villégiature avec ses enfants et sa fille au pair, soit 5 personnes. Plus on est de fous…

Le chapitre « mise en route »

Nous nous occupons des enfants le jour (il ne faut pas trop compter sur la fille au pair qui représente une bouche à nourrir – il faut la servir à table lorsqu’une tablée de 7 enfants réclame sa pitance 😉 mais se lève à midi et se promène ailleurs pendant que nous crapahutons avec les petits) et travaillons le soir.

Le partage des frais n’est pas d’une évidence absolue pour cette maman professeure mais j’en parle et cela… s’équilibre à peu près. Bref.

Lors de ce séjour, nous déposons le nom de la marque à l’INPI (je le fais moi, sans penser plus loin…), déposons le nom du domaine web, ouvrons les différentes pages FB ; Twitter ; Instagram etc… tout ce qui fait la vie et la notoriété d’un site.

L’entente est cordiale. Son hyper connexion ne m’étonne plus… mais lors d’une arrivée au restaurant avec une amie tiers, je m’étonne toujours que l’on puisse faire fi des personnes présentes à table pour tapoter non stop. Ceci ne regarde que moi et je n’en ai rien dit, par ailleurs.

Le chapitre « concrétisation » et « logo »

Le projet se monte, le projet avance, à coup de rv denses et fréquents : deux à trois soirs par semaine ainsi que le mercredi après-midi et des journées de week-ends. C’est le jeu. Les échanges de SMS sont de l’ordre d’une vingtaine – trentaine par jour régulièrement : c’est prenant.

Je mets vraiment Super-Julie entre parenthèse et interpelle fréquemment la communauté “Super-Julie” pour la sensibiliser à ce projet.

Nous assistons toutes deux au lancement d’Educapital où nous rencontrons M. Blanquer, Ministre de l’Éducation mais aussi Virginie Aracil, une illustratrice de talent (qui a dessiné le logo de Super-Julie) qui est aussi mon amie. Nous aimerions lui proposer le dessin du logo et l’illustration des histoires. A-C est extatique et la convainc (à coup de « Tu es dans la team ! a y est, tu fais partie de la team ! » que je trouvais un peu prématurés) de dessiner gratuitement, promettant une rémunération dès lors que nous aurions levé des fonds. Elle nous fera une proposition vraiment pro mais nous refusons et demandons des changements. Sa deuxième proposition ne sera pas retenue non plus… au profit d’un logo dessiné spontanément par une amie graphiste d’A-C. Virginie arrête de collaborer et n’importe qui aurait fait de même !

Entre la professeure de collège qui est très très pressée et moi, plus réfléchie, la balance semble, cependant, être trouvée. Il s’agit alors de tester les histoires écrites majoritairement par A-C sur la communauté Super-Julie ainsi que sur nos amis qui seraient partants.

Entre trente-cinq et quarante enfants s’engagent dans le projet. Il plaît. Je le teste en classe en REP + : les enfants accrochent aussi mais… il est difficile de leur faire améliorer l’orthographe à travers ceci. Il faudra y réfléchir plus tard… C’est à dire « jamais » me concernant, et peut-être « jamais » concernant A-C car le public défavorisé n’est pas « dans sa cible ». C’est un point de vue.

Je me colle à la correction et suivi des courriers mails des « bêta testeurs », le soir, la nuit, semaine et week-end, sans arrêt. Les envois de mails l’attestent.

Le chapitre « le premier site web »

Puis, il s’agit de monter un site web. Nous n’avons pas de développeur mais une vitrine est importante pour nous faire connaître. Je m’y attèle, grâce à wix. C’est long. Il faut comprendre la manière dont cela fonctionne, choisir les images, écrire les textes…

Pas vraiment de place pour la sphère privée dans ma vie à ce moment-là (ma “presque” associée se réserve néanmoins des soirées plus tranquilles avec son mari pendant que j’usine, nonobstant nulle rancœur, ni ressentiment à ce moment-là : mon compagnon est pris par son travail, ou alors, il comprend que je me donne à fond et avance).

Le site est prêt. Nous tournons une séquence vidéo rigolote. Je veux envoyer un cadeau – ou payer – le garçon sympathique qui a filmé et fait le montage… A-C me dit : « Pas besoin… Je n’ai jamais discuté ses tarifs lorsqu’il intervient dans mon collège pour la classe cinéma. »

Étrange : elle mélange une rémunération pour un job payé par de l’argent public et le fait qu’il nous fasse cela en privé – sans être rémunéré. Bref.

Le chapitre « développeur »

Noël approche. Nous trouvons un développeur par son intermédiaire. Au début, j’hésitais car je voulais en voir plusieurs, T. étant vraiment junior et notre budget ne permettant pas de nous tromper et de devoir recommencer.

Il s’avère qu’il est super, travaille d’arrache-pied et que le site ouvre le 17 / 12 / 17. Trop tard pour faire de la com’ avant Noël.

Entre-temps la graphiste propose l’impression de cartes pour avoir un objet physique à envoyer lorsqu’on offre un abonnement à un enfant. Je dis de suite : pas de plastique ! J’argumente : l’avenir des enfant est en jeu, la pollution envahit nos vies : il m’est insupportable, au nom de la consommation débridée et de la représentation d’une société voulant leur assurer un avenir radieux, d’amputer nos ressources et leur qualité de vie.

A-C et la graphistes insistent : « C’est du plastique recyclé !

  • On en  a déjà parlé : je suis contre, tu le sais…
  • Oui, mais là, c’est recyclé…

Je fatigue. Je ne veux pas me battre. J’ai déjà avancé mille fois les mêmes arguments… Bref, je rends les armes.

Le chapitre  « communiqué de presse »

Une amie d’A-C faisant des communiqués de presse, étant en relation étroite avec les journalistes, propose ses services. Gratuitement. C’est très sympa. Elle fait un communiqué pour une journée de lancement prévue le 20 / 01.

Je ne suis pas dans la boucle des échanges. A-C me transfère les mails envoyés entre elles finalement, pour que je checke, mais je n’ai pas le communiqué final avant un moment.

Je demande, après les fêtes, pour la énième fois, pourquoi je ne fais pas partie des échanges alors que je suis aussi concernée. Réponses surprenante d’A-C : « On dirait que tu veux tester ma loyauté. »

Étrange. Ce n’est pas la première fois qu’elle me dit cela après une question qui me semblait anodine.

« Tester sa loyauté ? » Mais comment pourrais-je vouloir la tester alors que je ne me pose même pas la question de la loyauté tellement cela me semble évident que nous le sommes l’une envers l’autre, pour le bien de notre projet.

Petit à petit, à force d’entendre cette question je me dis que si jamais je ne me la serais posée, si celle-ci germe dans l’esprit d’A-C, c’est bien qu’elle considère que c’est possible, et je trouve cela dommage.

Le chapitre « énervement sans raison »

Lié à un concours que je lui ai envoyé car arrivé sur ma boîte mail “Super-Julie”.

Il coûtait 488 €. On s’était dit “Non, trop cher.” J’ai répondu avant de me coucher à un email sur notre boîte commune disant : “Nous n’avons pas les fonds et avons décidé de ne pas participer.” Et le lendemain… Que n’avais-je pas fait…

Le chapitre « épilogue »

Rentrée suite aux vacances de Noël. Les statuts n’étaient pas déposés. C’était à moi de le faire. Nous n’avions fait relire à personne. Aucun copain, aucun avocat, personne. Nous sommes loin de maîtriser les aspects juridiques d’une société. A-C voulait payer 250 € pour que ce soit fait par un tiers sur un site web. Je voulais le faire moi-même par souci d’économie et pour la symbolique.

Il nous fallait un numéro de siret pour Édu Up, un financement de projets dans les EdTech (éducation avec les nouvelles technologies). Le produit n’était pas finalisé mais… on allait vite, comme toujours.

Le greffe de Paris m’envoie balader : il faut déposer au greffe de Versailles car la société est basée dans le 78.

Le soir, mon compagnon relit les statuts, l’objet social etc. et me dis qu’il ne faut pas restreindre celui-ci autant. On aurait fait une belle bêtise de déposer en l’état. Je me félicite d’être “en retard” 😉 J’en fais part à A-C qui ne l’entend pas de cette oreille visiblement.

Le même soir, elle m’écrit de ne plus jamais la reprendre à l’oral car l’après-midi, je m’étais permise de lui dire quelque chose car l’erreur me choquait pour une professeure de lettres.

Je lui demande si elle veut que je lui dise à l’écrit ? Et précise qu’elle doit absolument me corriger si elle soulève des erreurs chez moi.

Elle me dit que :

  • Non, ne me corrige pas.
  • Mais… nous serons amenées à parler à des journalistes et nous proposons une solution en français. Il faut que nous soyons irréprochables.
  • Ben non. Tu prends sur toi.
  • Tu feras l’erreur pour toujours dans ce cas ?
  • Pour toujours. Jusqu’à ma mort. Quelle tristesse.

Ces phrases sont gravées dans ma mémoire. Elles m’ont glacée. Elles sont la quintessence du professeur qui refuse d’admettre qu’il peut faire des erreurs.

Le professeur parfait qui jamais n’admet qu’il ne l’est pas. J’étais… atterrée. Là, j’ai vraiment douté. J’ai partagé cela avec un groupe d’amis éditeurs très proches. L’un d’eux m’a immédiatement appelée pour en parler en disant : fais attention. Il avait raison.

Le lendemain, à 13 h 45, par messagerie – A-C sait que je reprends les cours à 13 h 30 – me disait : « C’est terminé. Je ne m’associerai pas avec toi mais veux rester amie pour la vie. » Pas d’autres explications.

Je rappelle après les cours. Explication : « Je ne me sens pas à l’aise. » De proposition de remboursement à ce moment-là, de prise en compte des heures englouties dans un projet effacé d’un revers de main ? Nulle mention.

À ce jour, toujours pas l’ombre d’un kopeck. Il paraît que les bons comptes font les bons amis mais les méthodes de certaines personnes qui se voient millionnaires avant même d’avoir monté un projet pour de vrai ne souffrent pas ce type d’éthique.

Wait and see, n’est ce pas ? Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.

Merci pour votre soutien. Vous êtes épatants.

Julie