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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Début

Les bonnes idées pour combiner enfant et écran

… sans se fâcher. Oui. Parce que l’usage digital ne nous énerve pas lorsqu’il s’agit de nous, mais beaucoup lorsqu’il s’agit de l’enfant. Rien ne vaut que l’exemple et la régularité des consignes, ainsi que le fermeté et la justesse de la sanction si on en arrive là. Mais surtout, une vision positive et raisonnée des usages.

Pas avant 3 ans

Toucher ; explorer ; suçoter ; être aux prises avec le réel ; constater que ce que dit l’adulte est accompagné de faits et se traduit en geste (« prendre une bouchée » en accompagnant du geste, l’enfant enregistre que cela signifie ceci) ; construire, chercher l’équilibre voir la tour vaciller et … s’effondrer ; en avoir le cœur déchiré et … recommencer en équilibrant encore mieux …

Toutes ces actions sont essentielles pour l’enfant qui découvre le monde et « s’y cogne ». L’expérimentation doit passer par le réel.

 

Pas d’écran quotidiennement avant … 8-9 ans

Car l’enfant n’en a pas vraiment besoin tous les jours. Entre les devoirs, les livres, les jeux, les rêvasseries … il peut chercher ponctuellement une information mais pas passer une heure, ni même 3/4 h devant un écran de manière quotidienne.

 

Fixer durée et sanction AVANT de confier la tablette à l’enfant, ou d’allumer un écran

C’est exactement comme la gestion des tours de carrousel, des bonbons ou de l’acquisition d’un joujou.

On fixe le nombre, la durée et … ON S’Y TIENT. L’enfant peut implorer, se rouler par terre, hurler, rien n’y fait.

La réglé a été édictée avant de jouer et elle était comprise. Aucune raison de la changer.

Comment procéder ?

1 – On fixe le temps de jeu ainsi que la sanction en cas de non respect et vérifions l’heure qu’il est au moment de démarrer.

N. B. : la sanction sera liée à l’usage de l’écran. De pas priver d’autre chose qui n’a rien à voir du type : « Tu n’iras pas au sport, ou jouer chez Max« , par exemple. Ce serait absurde.

S’il fait des difficultés au moment d’arrêter, il sera simplement hors de question d’en faire l’usage la fois suivante. Nous n’hésiterons pas à lui rappeler ce qui a été fixé.

2 – On rappelle la durée fixée ainsi que la sanction à laquelle il s’expose en lui tendant ou allumant l’objet, les yeux dans les yeux, pour s’assurer qu’il a bien compris et admet la règle.

3 –  On le prévient 5 min avant la fin et nous rapprochons sensiblement de lui pour guetter la fin de l’épisode visionné ou la fin de l’étape dans le jeu.

N. B. : Ne coupez pas brutalement l’écran. C’est irrespectueux de ce que fait ou regarde l’enfant et cela attise la colère, le ressentiment. Lorsqu’on nous appelle, nous avons aussi envie de terminer ce que nous faisons et ne « sautons » pas dans la seconde. C’est pareil pour eux.

4 –  Lorsque l’on touche au bout de la séance, on arrête. Nous avons prévenu l’enfant. Il n’a pas le choix. C’est vous qui êtes gardien du temps et qui SAVEZ ce qui est bon pour l’enfant. C’est à vous d’être ferme. Sans vous plonger vous dans un jeu ou la lecture d’un article sur smartphone ensuite, n’est ce pas ? La règle ne vaut que par l’exemple.

 

Nul besoin de timer : VOUS signalez la fin

Si vous confiez la responsabilité de la fin de l’usage de l’écran à un timer, vous refusez aussi votre rôle d’autorité et de « je suis celui qui sait ce qui est bon pour toi ».

Il vous revient à VOUS de dire « stop » à l’enfant et non le timer. Si vous vous dissimulez derrière cela, vous refusez aussi votre rôle de parent décisionnaire et sûr de lui. L’enfant fonctionne encore par pulsion, par impulsion et se laisse porter par ce qui le fascine … en oubliant un peu le reste. On pourrait être tenté de se dire : « Ben, s’il aime ? Pourquoi le priver ? » Il ne s’agit pas de priver mais de réguler car le cerveau a besoin de respiration, de variation et de repos …

Un timer, ça se trafique, un accès verrouillé au web aussi. En revanche, la responsabilisation, l’usage raisonné et modéré des écrans s’apprend et vous êtes le modèle et la référence de votre enfant en la matière. Pas un bête « timer ». Vous perdrez du temps à régler cela alors que ce ne sera d’aucune efficacité.

L’enfant est averti de la règle. Il a confiance en vous et sait que ce que vous prônez est bien pour lui.

Ne lui donnez pas la possibilité de négocier, mais sensibilisez-le à la nécessité de varier les activités. C’est comme l’alimentation : il faut de tout pour qu’elle soit équilibrée.

On arrêt de se réfugier derrière un timer faisant autorité et on dit, en douceur, sans élever la voix, que l’on va passer à autre chose.

 

L’enfant joue dans la même pièce que vous

Non. Il n’emporte pas l’appareil dans sa chambre, ni dans une pièce fermée. Il reste dans un lieu ouvert, à proximité de vous, que vous puissiez regarder ce qu’il se passe précisément sur son écran.

Et éviter ce genre d’anecdote :

Au sein de l’ Éducation nationale, on forme des intervenants psychologues qui sont censés « réparer » les dégâts causés par ce que les enfants ayant le droit de naviguer librement sur YouTube, ont vu.
Je l’ai expérimenté sans le vouloir et j’en ai eu froid dans le dos.
Je suis tombée sur une vidéo « enfant » qui m’a plue et que j’ai voulu partager. Pendant que je rédigeais ma petite phrase, youtube continuait à tourner et la vidéo suivante est arrivée sans que je ne touche à rien. À RIEN ! Elle s’appelle Jungle Jail, est très violente et pas du tout adaptée à un jeune public. Vos enfants VOIENT CELA lorsque vous les laissez seuls sur ce canal de diffusion.

Zones sans technologie dans la maison

On instaure des « No-Go zones with tech » dans la maison, des prés carrés protégés, garantis zéro onde et maxi interaction parents-enfants. La table de repas, la salle de bain, les lits de la chambre des enfants … Et on se l’applique la règle aussi, ça va de soi.

 

Positiver l’usage de la tablette

[cf. à ce sujet : Déradicalisons nos positions écrans – enfants]

On positive l’usage de la tablette qui est un outil très chouette et utile à tous : « Tu me trouverais la capitale du Zimbabwe, s’te plaît ? ». « Aubergine en anglais, c’est bien eggplant, n’est ce pas ?  Tu vérifierais pour moi ? ». L’écran ne me fait pas peur car je sais que l’on passera facilement au papier, à la poupée etc … sans pleurs car je limite drastiquement et ne transige pas. Lorsque je dis « non », c’est vraiment non. Pas de discussion.
S’il y en a, cela supprimera une découverte ultérieure sur écran car elles n’auront pas joué le jeu. Mais en général, je n’ai pas de souci.

Maintenant que j’ai fait mon Mea Culpa sur « pourquoi je ne veux plus consulter mon téléphone en présence de mes enfants », je peux vous redire à quel point j’y crois pour apporter l’éducation dans des zones défavorisées, reculées, etc … Et repousser toutes les ignorances ouvrant la voie aux fanatismes et à l’embrigadement.
Le Corée du Nord serait-elle la Corée du Nord si les citoyens avaient cette fenêtre ouverte sur le monde ?
Regardez ce type nous en parler (sous titres en français) lors d’un TEDx. L’éducation pour attirer les plus éloignés et insaisissables vers le savoir. Ce type ? C’est Charles Leadbeater, auteur anglais et ancien conseiller de Tony Blair. Pas moins. Il est plutôt intéressant et captivant, oui. C’est le moins que l’on puisse dire …

 

Pas de tv allumée en continu

Parce qu’elle est source de distraction. Toutes les conversations sont stoppées car la télé a toujours quelque chose de neuf, d’extravagant, de sensas et de décalé à proposer.

Elle attire le regard, elle vole l’attention des parents à l’enfant.

Son bruit permanent stresse les bébés, détourne les petits de leurs activités. Ils ne sont pas à ce qu’ils font. Jamais. Ils n’arrivent pas à rester concentrés. Et cela se verra ensuite à l’école.

Ainsi, on ne l’allume que pour un besoin précis et surtout pas le matin, avant d’aller à l’école. Cela se voit, les enfants qui ont regardé avant de venir.

Une télé constamment allumée ne présente pas de programme adaptés à l’enfant … et les programmes adaptés à l’enfant sont, de mon point de vue AINSI QUE DE CELUI DES EXPERTS, inadaptés. Changements fréquents d’images, rapidité des actions, vocabulaires très pauvre … ces programmes n’ont rien de bénéfiques, comparés à un jeu, une création, un livre …

Patrick Le Lay​ : « nous vendons du temps de cerveau disponible à Coca-Cola ». Vous le savez tous.
La pagination des magazines (féminins notamment) se fait sur le nombre d’espaces pubs vendus – et je le tiens d’un ancien rédac chef adjoint du magazine ELLE, info à la source.
Les programmes pour enfants à la tv ? Pas mieux ! Plus on rassemble de « mioches » devant l’écran – même si le programme est idiot – mieux c’est. Une maman me disait : « Si c’est un programme « enfant« , c’est que c’est bon pour eux. » Que nenni ! Depuis quand la tv privée (je ne parle pas de France Télévisions​, Arte​) rechercherait l’excellence éducative plutôt que la rentabilité ? Ils ont des salaires à payer. Maintenant que nous sommes informés, nous faisons attention et sélectionnons nos programmes.
D’ailleurs, il ne faudrait pas faire réfléchir de trop car cela laisse du « temps de cerveau dispo » pour la pub qui arrive et doit trouver « bon entendeur ». Vous comprenez ?
Une prof d’anglais, Sophie Mazet, en parle dans un livre édifiant – MANUEL D’AUTODÉFENSE INTELLECTUELLE ainsi que dans cette émission géniale de Raphaël Enthoven​, « Qui vive ».

La télé bride l’imagination des enfants

La télévision affecte la capacité de représentation de l’enfant, autrement dit, altère sa faculté d’imagination. C’est ce que montre de manière évidente le pédiatre allemand Peter Winterstein, qui a étudié pendant plus de dix-sept ans les dessins de quelque mille neuf cents enfants, âgés de 5 à 6 ans. Plus les enfants passent du temps devant le poste, plus leurs dessins s’appauvrissent en détails et perdent de leur relief, quand ils ne sont pas carrément déstructurés pour les plus « téléphages ». À l’issue de son enquête, Peter Winterstein n’hésite pas à comparer la nocivité de la télévision pour le développement de l’enfant à la cigarette pendant la grossesse! »

Petits Français et petit écran (source : Médiamétrie 2010)

• Chaque heure quotidienne de contenus « éducatifs » entre 8 et 16 mois se traduit par un appauvrissement du lexique de l’ordre de 10%.
• 15% des très jeunes enfants (1 à 4 ans) réclament régulièrement la télévision… mais 61% ne la sollicitent jamais
• Ils sont 1,5 million, entre 4 à 10 ans, à être devant la télé à 20 h ; à 22 h, ils sont encore 800 000, soit autant que le matin autour de 8 h.
• Un écolier en primaire passe, tous les ans, plus de temps devant le tube cathodique que face à son instituteur (956 heures en moyenne, contre 864).
• 57% des adultes ont la télé dans leur chambre et c’est le cas pour 41% des 13-14 ans.
• Un plaisir solitaire: chacun regarde désormais la télévision dans son coin, selon Françoise Laborde, membre du CSA et présidente du Groupe de travail sur la jeunesse et la protection des mineurs.
En cause, les nouveaux écrans plats: on ne jette pas l’ancien, on le donne aux enfants.
• La pauvreté et la prévisibilité des fictions audiovisuelles: testées par le linguiste Alain Bentolila sur une classe de CM1, à laquelle on a présenté le premier volet d’une série TV de 8 épisodes: 80% ont prédit plus de 70% des événements à suivre.
Autorisés à visionner l’épisode 4, 90% ont reconstitué au moins 80% des événements des épisodes 2 et 3 …
Et en Europe?
• Les petits Européens passent en moyenne 2 h 14 min devant le petit écran, soit une augmentation de 5 min en cinq ans.
• Les jeunes Italiens sont les plus gros consommateurs de télévision, avec 2 h 49 min par jour, quand les petits Allemands se contentent de 1 h 33 min.