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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Les images de la home sont les top applis mises en ligne récemment. Les préférées de Super-Julie.

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Début

L’erreur, nécessaire à l’apprentissage.

Devin ! C’est l’autre nom de notre cerveau. Il fait sans arrêt des prédictions sur ce qui va arriver. Il a appris à anticiper et s’il se trompe … Mayday ! Mayday ! Il en tient compte et rectifie de suite et très vite. Wonder Devin très futé qu’il est.

80 millisecondes. C’est la vitesse à laquelle le cerveau réagit lorsqu’il a déclenché une action erronée, qu’il s’en aperçoit et qu’il stope son geste, sa parole. Il suspend tout. Il attend pour ne pas aggraver la situation.

C’est l’ERN : error-related negativity => le signalement de l’erreur.

Mais ce signalement ne dit pas quelle est la réponse correcte, le bon geste. D’autres mécanismes doivent se mettre en branle pour apporter une réponse adaptée.

Comment corriger un comportement erroné, alors ?

Grâce au feedback, le retour d’information.

Le cerveau analyse, évalue et tient compte des nouvelles informations pour apporter une autre réponse plus adaptée dans le futur, donc il va modifier ses projections.

C’est le FRN : feedback-related negativity => signalement d’erreur en retour d’information et analyse, ce qui donnera lui à une modification durable de la stratégie dans cette situation.

Ex : Tennis : si je joue de telle manière, la balle est en-dehors du cours. Je frapperai désormais comme ceci dans telle situation.

Ceci est absolument essentiel car l’erreur est formatrice : nous allons adapter notre comportement en fonction de l’analyse de la situation, de l’environnement qui a produit cette erreur pour éviter de recommencer.

Qu’est ce qui permet la prise de décision rapide dans un contexte donné et comment notre cerveau s’adapte concrètement ?

Le cerveau fait des prédictions sans arrêt. Il se dit :

Tel contexte. La dernière fois, il s’est passé ceci. J’ai réagi comme cela. Ça a marché. En toute logique, cela devrait se répéter.

Et à partir de la prise de décision, il « observe » si ses prédictions sont vraies / meilleures / moins bonnes.

Années 1990. Des singes et des neurobiologistes. On passe une image suivie d’une récompense.

À force, les neurones des singes enregistrent que cette image = récompense et anticipent.

Puis, on supprime la récompense. Les neurones enregistrent alors une erreur de prédiction et apprennent à le plus attendre cette récompense dans cette situation. Ils corrigent.

  • Étape 1 de l’expérience : image puis récompense non prévue => erreur de prédiction positive. Ils ont plus que ce qu’ils attendaient dans cette situation. Activité des neurones concernés augmentée.
  • Étape 2 de l’expérience : image + récompense comme attendu => erreur de prédiction nulle. La prédiction était bonne. Pas de bonne ou mauvaise surprise. Le cerveau a anticipé à bon escient. Activité des neurones concernés stable.
  • Étape 3 de l’expérience : image sans récompense comme attendu => erreur de prédiction négative. L’issue est moins bonne qu’espéré. Les neurones activées ont une baisse d’activité.

 

Comment le cerveau corrige-t-il durablement la prise de décision sur le long terme ?

Point important à retenir : le cerveau fait constamment des prédictions ; les neurones concernés ont un surcroît d’activité lorsque le résultat de la prédiction est meilleur, et une baisse d’activité lorsque le résultat de la prédiction s’avère négatif.

Suite à ces expériences, le résultat est distribué à toutes les zones du cerveau pouvant intervenir dans une prise de décision future.

La zone qui s’occupe des prédictions (mésencéphale) code l’erreur et transmet à la zone qui détecte le feedback et l’exploration (le cortex cingulaire).

Le FRN est amélioré et les stratégies sur le long terme sont élaborées grâce à la correction des erreurs de prédiction.

Illustration : si beaucoup d’erreurs sont cumulées et peu de récompenses, le cerveau comprend que les décisions sont mauvaises dans cette activité et qu’il vaut mieux changer la stratégie.

Le cerveau apprend aussi par renforcement en rencontrant plusieurs fois la même situation. Sauf que … nous sommes humains et que la raison est doublée de l’émotion.

À l’heure du choix, comment le cerveau détermine le meilleur ?

1956. Jack Brehm, psychologue : si nous devons choisir entre deux choses équivalentes, le cerveau s’auto-persuadera que la « chose » non retenue a moins de valeur, nous conviendra moins que celle choisie.

Ce mécanisme du « j’ai-choisi-donc-j’aime » a un effet négatif : il ralentit notre apprentissage sur la base de nos erreurs.

Si entre deux choses, nous choisissons immédiatement la bonne au 1er tour, nous choisirons la meilleure pour nous aussi au 2 nd tour.

Mais si nous choisissons la mauvaise au 1 er tour, nous aurons du mal à nous persuader que c’ets la mauvaise et nous choisirons la mauvaise 1 x / 2 au 2 nd tour aussi. L’ayant plébiscité une première fois, nous décidons de la choisir à nouveau.

Ainsi nous constatons le poids que représente nos propres choix dans la vie, même chez des gens intelligents et rationnels.

Cela nous montre qu’apprendre de ses propre erreurs nous est difficile. Que nous avons du mal à en tenir compte et à ignorer la valeur qu’ont pour nous nos choix initiaux … Cela nous dit surtout qu’il faut faire preuve d’indulgence lorsque nous décelons des erreurs chez les autres lorsqu’un apprentissage est évalué.

Ainsi, pour remédier à nos propres erreurs, il s’agit d’observer celles commises par les autres et qui, par ricochet, feront appel à une situation vécue par nous-même.

Il est toujours plus facile de détecter l’erreur chez les autres et de l’admettre, que d’admettre que l’on s’est soi-même fourvoyé.

Par Julie Kuhn, aka Super-Julie, basé sur l’article de Cerveau et Psycho.