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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une “matière”, une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection “6 ans” – “iPad” – “anglais”.

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner “6 ans” – “iPad – anglais” en allant sur “Tous les âges”, “Toutes les plateformes” et “Toutes les catégories”.

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. “Dauphin” tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Les images de la home sont les top applis mises en ligne récemment. Les préférées de Super-Julie.

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Début

Lecture : Comment apprend-on à lire ?

Dans une conférence au collège de France sur l’apprentissage de la lecture, Stanislas Dehaene nous apprend que le cerveau n’est pas conçu pour l’apprentissage de la lecture. Celle-ci est apparue il y a peu de temps dans l’histoire de l’humanité. Il faut éduquer le cerveau car cela ne va pas de soi.

La manière la plus rapide d’y arriver, et d’acquérir la compréhension de ce que nous lisons, est d’établir la correspondance entre graphèmes et phonèmes.

Ainsi, la discrimination auditive est essentielle : c’est à dire que l’enfant doit distinguer les sons composant le mot. Sinon, il lui sera impossible de comprendre la manière dont ils se composent.

Il va décrypter les phonèmes (les sons), comprendre le sens d’un mot associé à ces phonèmes, l’imprimer dans son cerveau et s’en servir de base pour accéder aux graphèmes (la manière d’écrire les sons).

Par le représentation des chaînes de lettres et de la connaissances de la prononciation de ce mot, il va accéder au sens directement.

Quels sont les piliers nécessaires pour y parvenir :

  • L’attention
  • L’engagement actif : importance de l’évaluation et de la métacognition
  • Le retour d’information : les signaux d’erreurs ; la motivation et la récompense
  • La consolidation : automatisation et transfert conscient ou non conscient et libération des ressources ; le SOMMEIL pour libérer l’espace de travail car le cerveau fait le tri.

1 –  L’attention

Bruce Mac Candliss a déterminé que l’on apprend 20 mots en les photographiant puis on décroche car il y a une surcharge cognitive.

Il fait une expérience sur 2 groupes de personnes : l’un possède le code ; l’autre doit emmagasiner les mots en photographiant des formes.

Le premier groupe fait de grands progrès dans la reconnaissance des formes présenté&es tandis que le deuxième groupe stagne. C’est l’équivalent de la différence entre la méthode globale et syllabique.

Lactivité du déchiffrage pour le premier groupe, informé du code, se situait dans l’hémisphère gauche, qui est le “circuit normal” de la lecture.

Pour le groupe “non informé, non initié au code”, l’activité se localisait dans l’hémisphère droit, qui n’est pas le siège de la lecture.

“Nous ignorons l’étendue de la “non-conscience du traitement de l’information dans notre cerveau.”

Attention à ne pas créer de double tâche lors d’un apprentissage, lors d’une activité demandant de l’attention. Il faut au contraire entraîner l’enfant à se focaliser sur une seule tâche et au contrôle moteur (de ses gestes). De quelle manière ? On le fait marcher sur une ligne tracée au sol, façonner un objet, jouer d’un instrument… Les mains sont occupées, l’attention focalisée sur une seule chose à la fois, ce qui est essentiel pour un apprentissage complet, entier, assimilé.

Tester régulièrement sa mémoire. Pour savoir que l’on ne sait pas, que tout fait partie de l’apprentissage, y compris le test.

Plus il y a de périodes d’études, moins il y a de temps pour des retours sur ce que l’on a appris. Or ce temps-là est nécessaire. D’où l’importance des devoirs, aussi, le soir ou le week-end pour revenir sur ce qui a été vu, dans un autre contexte, avec d’autres personnes…

Demander à l’enfant d’expliquer ce qu’il a appris permet de savoir l’il a compris, s’il a retenu, ce qu’il peut expliquer… ce qui témoignera du degré de compréhension et de rétention de l’information.

Se tester sur sezs connaissances permet d’avoir un retour d’information. L’apprentissage se fait lorsqu’il y a un signal d’imperfection. Si tout est prévisible, il n’y a pas de signal.

Le cerveau fonctionne par prédiction sur le monde. Si la prédiction n’est pas parfaite, le signal d’erreur et l’apprentissage se déclenchent : “Je me suis trompé. J’ai pris la mauvaise route. La fois prochaine, je ne me tromperai plus.”

Si tout est routinisé, prévisible, le cerveau se repose et n’apprend plus. C’est le fait de le déstanbiliser, de le solliciter qui le pousse à analyser, observer, retenir pour prévenir la prochaine fois, tel un algorithme détectant l’erreur à différents niveaux et permettra d’ajuster le comportement la fois suivante.

Faire des erreurs est tout à fait normal et c’est même elle qui permettra d’apprendre. L’erreur est formatrice et ne devrait pas être suivie de sanction ni de punition car cela inhibe le cerveau.

Il faut surprendre pour déclencher le processus d’apprentissage, cf. un bébé qui observe son environnement et qui, tout à coup, s’arrête sur quelque-chose, s’interroge, observe et se pose mille questions.

2 – La consolidation

Au début de l’apprentissage, le cortex préfrontal est mobilisé. Le traitement explicite de l’information demande de l’effort.

Puis, l’automatisation permet de ne pas repasser par ici. L’information est traitée de manière inconsciente, ce qui libère de la mémoire de travail.

Concernant la lecture : le déchiffrage étant automatisé, l’enfant n’a plus besoin de s’attacher à chaque lettre mais reconnaît le mot dans sa globalité et en un clin d’oeil. Cette automatisation lui permet de se concentrer sur le sens du texte.

Consolidation et sommeil.

Sans rien faire d’autre que de dormir, les circuits d’apprentissage se mettent en place. Le cerveau rejoue la nuit les décharges neuronales qui ont eu lieu le jour.

Pour soigner le troubles de l’attention, il faut améliorer le sommeil.

L’apprentissage est meilleur lorsqu’on alterne les périodes de veille et de sommeil et il est important de répartir l’apprentissage par petites doses quotidiennes et non une grosse dose un jour et rien le lendemain.

LECTURE :

Dans le cerveau, il y a :

  • la zone de la prononciation et l’articulation
  • la zone du sens des mots
  • la zone qui reconnaît les mots quelle que soit leur forme

Le cerveau doit apprendre l’appariement (le fait de faire des pairs) des formes entre minuscules et majuscules, tout comme l’appariement entre les sons et les lettres :

  • telles lettres vont produire tel son
  • tel son se transcrit avec telles lettres

Le cerveau est sensible à l’agencement des composants (la suite des lettres) : “trèfle” n’est pas “reflet”.

Passer des syllabes aux phonèmes est le résultat de l’alphabétisation.

PA – AP – PI – PO

Dans « PA » et dans « AP », un non lecteur ne saura pas qu’il y a le phonème « P ». Pour que l’enfant se rende compte, on enlève le premier son, la première syllabe etc. des mots pour affiner son « oreille », sa perception des sons. Ex : Papa => Apa ; Maman => Aman ; Poire => Oire etc.

Puis on passe du son à la lettre. La lecture revient simplement à distinguer les phonèmes dans les sons entendus. Initialement, on entend les syllabes (on les scande, en maternelle) mais pas les phonèmes. Ils ne sont compréhensibles qu’avec la lecture et l’apprentissage des lettres.

La récurrence d’un son permet de l’identifier. On passe par l’audition. On demande à l’enfant le son qui revient et on trouve d’autres mots le contenant. Bien sûr, on ne passe à la graphie que plus tard.

L’une des difficultés pour l’enfant est que dans la chaîne phonatoire, tout les sons s’enchaînent sans rupture. Tel que “PetitOursBrun” qui représente un mot unique car la chaîne est présentée en association sans arrêt. Il faut casser la chaîne pour que l’enfant comprenne de quoi nous parlons. Nous pouvons lui dire pour varier : Grand Ours Blanc, par exemple.

Idem pour « l’après-midi ». L’enfant ne se rend pas compte qu’il s’agit d’un mot composé désignant un moment après midi.

Jeu : trouver des syllabes ayant des phonèmes similaires : abeille / sommeil ; câlin / poulain ; pyjama / pylône.

Jeu de Lego : chaque brique représente une syllabe et on les agence comme bon nous semble…

Récit itératif dans lequel un même mot est répété : chaussure rouge, foulard rouge, ceinture rouge etc… ou alors jouer avec les jours de la semaine…

Jeu : changer les syllabes. On comprend qu’un son a changé à la fin du mot mais lequel ? L’enfant doit trouver. Ex : Papou => Papa.