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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Début

La véritable “Histoire” de l’école et les clefs pour l’améliorer

1818 – Intérieur de l’école d’enseignement mutuel « de la rue du Port Mahon », à Paris.

De quoi je parle ? Je parle de l’histoire de l’éducation, de son évolution et de « comment en sommes-nous arrivés là ».

Je parle surtout d’un nouveau type d’enseignement MUTUEL, datant de … 1800, faisant collaborer les enfants et nécessitant peu d’enseignants.

 

1 – L’éducation = une mission culturelle

 

De l’Égypte Antique à la Gaule romanisée, l’éducation a une mission d’ordre culturelle. On transmet la philosophie, la géométrie pour assurer la pérennité du savoir, de ce que l’on a découvert.

Jusqu’à nos jours, la mission culturelle s’est maintenue. Le but est d’apporter un maximum de savoirs au maximum d’individus, mais pas uniquement. Il va s’agir aussi de transmettre des valeurs morales dans le but d’en faire des citoyens responsables.

Au XIIème siècle en Europe, l’enseignement n’est pas encore généralisé, mais l’Université existe, même si elle n’est accessible qu’à un nombre restreint d’individus, issus de foyers très aisés.

On y dispense des cours de philosophie, de droit ou de médecine, de théologie, etc.

 

Les métiers de paysans, l’artisanat se transmettent au sein des foyers. De père en fils. Ainsi, lorsque votre père était maréchal ferrant, il y a avait de grandes chances pour que votre « vocation » soit celle-ci aussi.

 

2 – Après la culture, l’école a aussi un rôle économique

 

XIXème siècle. Première révolution industrielle. 

Il faut « produire » des individus capables de travailler à un poste d’usine, d’apprendre un métier qui n’est pas forcément celui de ses parents.

Il faut de la main d’œuvre exploitable dans les usines mais aussi libérer les parents qui doivent y travailler car le travail des enfants commencent à être régulé par le patronat qui s’inquiète de l’état de santé des enfants.

Qui dit « travail jeune », dit aussi main d’œuvre “abîmée” plus tard car elle a été sollicitée dans ses jeunes années.

Jusqu’à la Révolution, le clergé s’occupe de dispenser l’éducation, assortie de valeurs religieuses, de catéchisme.

Suite à la Révolution, les congrégation religieuses sont fermées et l’instruction ne se fait plus pendant une certaine période.

Au début de la période de la Restauration de la Monarchie, entre les périodes durant lesquelles Bonaparte exerce le pouvoir (1814 : Bonaparte abdique, revient en 1815 ; chute du premier empire et révolution des Trois Glorieuses de 1830), on avait instauré ce que l’on appelle l’enseignement mutuel (cf. plus bas).

Cela venait du Royaume Uni, d’un pédagogue appelé Lancaster : c’est la méthode Lancastérienne.

Le clergé enseignait de manière verticale et simultanée (le même adulte enseigne en même temps à un collectif d’enfants).

La lecture s’apprenait en 6 ans alors que l’enseignement mutuel permettait à beaucoup plus d’enfants d’apprendre à lire en 3 ans.

La lecture aux cercles. Image emblématique de la méthode mutuelle.

L’enseignement mutuel est l’enseignement par les pairs. Les élèves sont formés par un adulte mais les “grands”, les plus autonomes, ceux qui maîtrisent déjà le savoir vont servir de tuteur et relayer le savoir auprès de leurs pairs. Ce type d’instruction est peu onéreux car il nécessite moins de professeurs à la base et développe des capacités de transmissions, de collaboration, de tutorat pour les élèves.

 

Les libéraux, au sens primitif du terme (= la liberté est un principe politique suprême avec comme corollaire la responsabilité individuelle, et surtout, la limitation du pouvoir souverain) veulent développer l’instruction populaire car ils voient cela comme un PROGRÈS SOCIAL.

À ce moment précis se pose la question du choix du mode d’enseignement. On choisira l’enseignement simultané et on oubliera la méthode mutuelle … jusqu’à maintenant.

Jean-Henri Marlet – Godefroy Engelmann Image imprimée par Engelmann (G.) vers 1821 Lithographie

3 – Pourquoi ne pas avoir plébiscité ce type d’instruction ?

 

2 raisons.

Le timing et la morale.

 

Le timing :

L’instruction se faisant de manière trop rapide en mode mutuel, les enfants étaient “libérés” du programme trop tôt et livrés à eux-mêmes alors qu’il fallait les garder à l’école jusqu’à l’âge de 13 ans.

La morale :

Passer d’une instruction religieuse à une instruction citoyenne ne permet plus de garder les enfants sous contrôle total de l’adulte s’il est éduqué par ses pairs et évolue en autonomie.

On considère alors qu’une instruction non liée à une ÉDUCATION MORALE est dangereux.

 

Les garants d’une éducation morale sont les instituteurs, comme l’étaient les religieux précédemment.

 

Ainsi, on optera pour le système d’enseignement SIMULTANÉ.

On forme les instituteurs à cette méthode simultanée et … on oublie totalement l’enseignement mutuel.

 

François Guizot est l’inventeur de cette pédagogie “moderne” qui nous pose tant problème.

Pour instaurer ce fonctionnement dans les écoles, on s’inspire du modèle de l’usine : Factory Model School.

  • Salles de classe standards / mêmes horaires cloisonnés pour tous / pauses à la sonnerie … pour l’enveloppe.
  • À l’intérieur, c’est pareil : l’enseignement est standardisé par tranche d’âge et non différencié, personnalisé.

– Les programmes scolaires sont chargés et les horaires aussi : 847 h. / an vs. 790 en moy. dans l’OCDE

– La notation est un système « sanction », sans vraie valorisation

– On fait redoubler les enfants en pensant que la 2 e année le verra se « débloquer », mûrir …

 

4 – Vers quoi va-t-on ?

 

Vers la fin du besoin d’experts car les robots arrivent, le savoir est dans toutes les poches et on apprend un métier “sur le tas”, pas en amont car les besoins fluctuent sans arrêt.

En revanche, 5 qualités, selon Howard Gardner, prof de psychologie à Harvard, seront requises :

  • Créativité
  • Discipline
  • Esprit de synthèse
  • Respect
  • Sens éthique

 

Pour cela, il faut :

  • Donner envie d’apprendre : sujets passionnants l’enfants et répondant à ses questions, ses attentes, ses besoins
  • Savoir le faire seul => autonomie
  • Connaître le cadre, l’accepter, s’y plier : fixer les règles de manière réfléchie, ensemble et démocratique
  • Susciter la curiosité en apportant des choses neuves et y confronter l’enfant
  • Analyser le sens de son travail et sa valeur, seul ou à plusieurs : auto-évaluation, correction par les pairs
  • Apprendre selon son niveau dans chaque matière et accéder au niveau supérieur si on a validé le précédent … indépendamment de son âge

Les éléments essentiels que les professeurs ne doivent pas perdre de vue sont :

  • Avoir un très haut niveau d’exigence
  • Ne jamais sous-estimer les capacités de l’enfant
  • Faire confiance à l’enfant : ce qui l’intéresse sera approfondi
  • Un enfant ne se laisse pas mourir de faim intellectuellement : il perfectionne ce qui le passionne et ne peut pas TOUT aimer

5- Quelle école idéale peut-on imaginer ?

On ne va pas démolir ce qui est en place mais l’améliorer. Un système scolaire fait de chapelles s’affrontant n’est pas souhaitable. Le but est de faire progresser la système général.

Les ingrédients :

  1. Même importance donnée aux savoirs / savoirs-être / savoirs-faire
  2. Différenciation : prise en compte de l’individu
  3. La bienveillance est la condition de l’exigence
  4. Introduction et utilisation du digital
  5. Décloisonner les classes et les matières
  6. Former les parents lorsqu’on change le paradigme. Ex : suppression des notes => expliquer pourquoi
  7. Développer une relation forte avec les parents d’élèves

Des cours mutuels : les élèves sont toujours dans un groupe correspondant à leur niveau. Le précepteur du groupe (prof ou élève faisant du tutorat) a  un groupe homogène devant lui.

Suite du cours mutuel :

  • les élèves n’ayant pas compris ne font pas l’exercice proposé mais se réunissent en groupe pour poser des questions à des élèves référents ayant compris et sachant expliquer aux autres
  • ils feront l’exercice plus tard ou écouteront la correction mais comme ils auront mieux compris entre-temps, cela sera mille fois plus bénéfique
  • ils communiquent entre eux, se posent des questions, appellent le prof si nécessaire
  • les questions des autres élèves éveillent des questionnements et compréhension chez eux auxquels ils n’avaient pas pensé
  • des élèves référents sont postés dans la salle de classe et attendent les élèves en demande de précisions
  • des tableaux sont disponibles partout dans la classe pour faire des schémas en petits groupes

ON APPREND AUTANT EN ENSEIGNANT AUX AUTRES QU’EN ÉTANT ÉLÈVE.

Les bêtises seraient réparées en faisant des travaux d’intérêt général.

Les devoirs seraient des textes d’auteurs à apprendre (poésies), à lire … Décrire des images en ayant interdiction d’utiliser les premiers mots qui viennent à l’esprit. Il faut élargir la palette de vocabulaire et trouver des synonymes de plus en plus pointus, par exemple.

Corrections des tests par les pairs et remédiation.

J’ajouterais le bilinguisme pour apprendre une seule langue étrangère mais à la perfection, en la « travaillant » pendant longtemps. On n’en ajoute une 2 e que lorsque le degré de maîtrise de la première est satisfaisant.

Par Julie Kuhn, aka Super-Julie