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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Début

La discipline positive : le yin et le yang de l’éducation, l’équilibre parfait

La DP. Vous verrez, vous allez vite vous y faire, à ces deux lettres. Surtout lorsque vous constaterez les bienfaits au sein de votre foyer. Plus besoin de se fâcher, ni d’insister, ni de menacer … ni de, ni de …
Vous avez envie de découvrir ma botte secrète, ma martingale ?

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[Après un épisode de déjeuner où je me suis vue être resservie par ma maman estimant que je ne mange pas la quantité souhaitée par elle, sans même que l’on me demande mon avis – j’ai 38 ans, pas 4 ! – je repense à ce papier écrit hier soir : aspect essentiel de la discipline positive, le respect MUTUEL ! L’enfant a un avis qui compte, zut quoi :)]
Ouvrez votre placard à balai et balayez moi votre ancienne manière de procéder consistant en : consigne longue et donnée comme une cheveu sur la soupe / non suivie / énervement / toujours pas d’effet / comment on fait ? / et si on se fâchait ? / zut ! J’ai dû le priver de son spectacle préféré : il m’en veut / je lui en veux / on est malheureux.
La Positive Discipline est arrivée !

Dans botte secrète, botte vient de l’italien « botta » – coup, et du néerlandais « boten » – frapper.

Et c’est JUSTEMENT ce que l’on ne va plus faire avec la discipline positive : se « cogner » les uns aux autres. C’est la psychologue Jane Nelsen qui a élaboré cela (s’inspirant en partie d’Adler, disciple de Freud).

Alors comment cela fonctionne ? Pour commencer, mettons les pieds dans le plat

Le mot « lutte » avec vos enfants, votre ado fait partie du quotidien. La moindre demande se transforme en stress et n’aboutit à aucun résultat ou si peu, ou … au bout de longues manoeuvres, de menaces, de cris (?), … d’énervement amenant à de l’épuisement général et une mauvais ambiance qui ne fait plaisir à personne.

Arrive alors, juchée sur son cheval blanc, flamboyante, la discipline positive qui va vous défendre le pays envahit par le négatif et le « on s’marre pas ».

Quel message porte la petite nouvelle ? Le fait qu’il faille développer les compétences sociales – autonomie, responsabilités, envie d’apprendre, coopération, patience, empathie, dialogue, recherche de solutions, honnêteté, politesse, … – de l’enfant (voire du parent – je ne prétends pas être exemplaire dans toutes ces compétences sociales, personnellement) dans une ambiance de respect MUTUEL.

Attention, les grands ! Il ne s’agit pas d’exiger de l’enfant qu’il vous respecte … à sens unique. Il a droit aux mêmes égards, au même respect que celui que vous attendez de lui. Il est une personne respectable au même titre que vous.

Si on assène à l’enfant qu’il ne fait « pas bien », cela ne l’incitera aucunement à faire mieux car ce constat négatif paraît définitif – et n’est pas motivant. Si on met le doigt sur ce qui a été réussi, en disant aussi là où ça pêche, il aura à coeur d’améliorer son travail car on a respecté les efforts fournis en les reconnaissant.

Alors … comment ça marche concrètement ?

Il y a 5 principes :

1 – être gentil et ferme à la fois : on va demander les choses gentiment, sans aucune tension à la base (les enfants ont des détecteurs de tension surpuissants) mais sans possibilité de s’y soustraire car la situation nécessite que la tâche soit accomplie.

En étant trop l’un ou trop l’autre, nous dérivons vers le « permissif » ou le « control freak – l’envie de tout régenter ». Mettre le curseur où il faut !

2 – l’appartenance et la signification, le sens. Sans référence, sans code familial auquel se raccrocher, l’enfant risque de ne pas s’y retrouver et d’abandonner, de ne pas faire d’effort d’aller loin. Il se sent incompris aussi car l’adulte n’est pas « connecté » avec lui, ne comprend pas ce qu’il exprime : ils ne parlent pas le même langage. On fait preuve d’empathie, on se glisse dans la peau de son bambin, on enfile son costume du jour et on se demande par où il est passé pour ne pas avoir envie de faire ses devoirs … Si le parent comprend que l’enfant n’a rien compris, qu’il exprime sa connexion avec lui et qu’il lui parle le même langage pour expliquer les apprentissages qui, de fait, font sens, celui-ci aura envie de s’y mettre plus facilement.

De même, la coopération de tous pour faire fonctionner la famille permettra à chacun de sentir qu’il en fait partie, d’être impliqué et de s’impliquer. Être reconnu pour son implication est vertueux et valorisant : « C’est grâce à moi que la terrasse est agréable : j’ai tout balayé ce matin. » – « Super sympa, ce bambin ! »

3 – outils fonctionnant sur du long terme. La punition quasi immédiate ne servira pas à modifier les comportements sur du long terme. Il s’agira de trouver des solutions à longue portée pour que le stress, les fâcheries ne se répètent plus mais que nous puissions nous référer à cette « mise en place » facilement. Cela sécurise ET les enfants ET les parents. La règle est celle-ci. Nous y sommes tous soumis. Si nous y dérogeons, l’équilibre est rompu et tout le monde souffre. L’enfant sent, réfléchit, sait que cela ne lui sera pas profitable.

4 – compétences précieuses sociales et de vie acquises. Grâce à la sécurité développée plus haut grâce au cadre ferme et bienveillant posé et respecté par tous, les enfants sont confiants et développent des compétences hautement intéressantes pour leur vie sociale, en communauté, dans le respect des uns et des autres, dans la collaboration, dans la tolérance etc …

5 – les enfants comprennent qu’ils sont « capables ». Capable d’agir en décidant pour eux, en étant autonomes et dans le respect de leur prochain, comprenant qu’en se comportant bien, cela rendra tout le monde heureux et détendu. Ils réalisent qu’ils sont un élément de la société à laquelle ils contribuent du mieux qu’ils peuvent en prêtant main forte, en donnant le meilleur d’eux-mêmes, en se prenant en charge, … Et cela est encourageant.

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Maintenant que je vous ai dit tout cela, vous aimeriez avoir des exemples de vie quotidienne ? Je ne peux vous refuser ces bonbons à suçoter en sifflotant car ça marche. Ils éviteront de perdre des tas de cheveux au passage en évitant l’arrachage.

  • On responsabilise l’enfant pour qu’il travaille pour lui (non pour nous) et soit fier de ce qu’il fait :

« Tu as réussi à organiser cette expo de puzzles avec un quiz inventé par toi ? / Tu as eu une super note en dictée ? Tu dois être très fier ! Cela donne envie de recommencer. »

  • On fixe les conditions pour qu’elles soient comprises et admises par tous :

« Je suis d’accord pour faire un jeu avec vous. Avec grand plaisir. Mais j’ai le déjeuner à préparer. Néanmoins, j’aurais une solution : on s’y met tous. Vous m’aidez et lorsque ça cuit, nous jouons. »

« Vous voulez que je lise une histoire mais rien n’avance. Si on met plus d’1/4 h à se préparer pour le coucher, le temps d’histoire va y passer et tout le monde sera triste. J’ai envie de lire pour vous. On fait tout en temps et en heure et on aura plaisir à partager ce moment. »

  • On fixe un cadre pour qu’il y ait des deadlines auxquelles se raccrocher avec des balises : cela sécurise et incite à avancer. Mettre des listes d’inscription en place.

« À 17 h, tu démarres les devoirs en consacrant 1/2 h à une matière. Tu t’octroies une pause pendant 5 minutes. 17 h 35, démarrage avec résolution d’exercices. Etc … Chaque point qui coince est reporté sur la liste. 19 h 15 : tu relis ta liste et tu vois si tu ne peux résoudre seul l’un ou l’autre point finalement. Lorsque j’arrive, tu me soumets ta liste et on revoit. »

« Liste de corvées avec les jours : dresser la table – Lundi, Mardi, etc … ; ranger les chaussures qui traînent en rentrant – Lundi, Mardi, etc … : on s’inscrit concrètement et on se réfère à la liste de tâches si jamais. » Tuyau : les faire en binôme : c’est plus sympa. « Mardi dîner : dresser la table => Maman et Prune. »

  • Dire pourquoi on tient à ce que telle chose soit faite, et bien faite, et le sentiment que cela produira en nous.

« Si tu ranges correctement ta raquette de tennis en rentrant, cela m’évite de remarquer qu’elle traîne encore, d’en être gênée, de venir t’interrompre dans ton jeu car je ne veux pas la ranger à ta place, de se fâcher car « c’est toujours pareil » et de laisser un sentiment « négatif » naître entre nous à cause de cela. A contrario, si elle est à sa place, je me sens toute contente car l’entrée est rangée, que je n’ai pas besoin de te déranger, j’ai le sourire car j’ai une tâche en moins et je trouve la vie plus légère. Franchement, c’est plus sympa comme cela. »

  •  Se mettre d’accord sur les conséquences de nos actes.

Si une chose n’est pas respectée, quel désagrément sera « infligé » ? Les joujoux pas rangés après avoir joué ? Le jeu suivant n’est pas autorisé tant que la place n’est pas nette. Ou alors on fait après-midi « free » avec rangement obligatoire avant le dîner.

  • Organiser des conseils de famille avec boîte aux lettres à dépouiller et débat organisé.

Chacun peut soumettre ses idées dans une boîte qui sera dépouillée chaque semaine en amont par l’/ les adulte(s). On en débat, on étudie la pertinence, la faisabilité, et on fixe le cadre ensemble.

Si quelque-chose nous déplaît, on peut le signaler et on demande pourquoi l’autre agit comme cela, ce qui le pousse à faire ceci comme ça. On peut découvrir des angoisses remontant à loin, conditionnant ce comportement, dont la personne aura du mal à se départir. Chacun conscientise la chose et tous font un effort de tolérance et d’évolution.

Exemple : « Je réagis comme cela car … ma maman faisait cela et c’est ancré en moi. Mais aide-moi à repérer cette situation à chaque fois. Agite le « red flag », je me rappellerai et me conditionnerai pour ne pas réitérer. »

  •   Les consignes les plus courtes ont la plus grande portée.

« Les chaussures … » : on comprend qu’il faut les ranger. Pas la peine d’en faire des tonnes. « La table, c’est maintenant. » « Ici, le couteau et là, les légumes à découper. Have fun » …

  • Transformer en jeu les tâches ménagères.

Celui qui débarrassera le plus d’éléments aura gagné selon les points fixés : assiettes = 5 points, couvert = 1 pt ; verre = 3 points …

  • Si quelque-chose nous chagrine, nous gêne, nous empêche d’apprécier le moment, écrivez-le noir sur blanc. Cela a un impact plus important. Exigez une réponse.

« Lorsque tu sers toujours mon frère en premier, j’ai l’impression d’être moins aimé. » « Pourquoi ne laves-tu pas tes mains en sortant des toilettes ? Tu touches les poignées de portes et cela me dégoûte. »

  • Laisser le choix entre deux tâches, mais des tâches à executer tout de même.

« Tu préfères sortir la poubelle ou dresser la table ? »

  • Préférez le visuel.

Un petit bout de papier de couleur à l’endroit souhaité : « Pas de jouet sur cet escalier. On risquerait de se ratatiner. Merci d’avance. Maman ♡ » On le laisse en place aussi longtemps que nécessaire. En faisant des reminders si la situation se dégrade à nouveau.

Par Super-Julie