Image Image Image Image Image

Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

Comment-utiliser-SJ-1

Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

Comment-utiliser-SJ-2

Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

Comment-utiliser-SJ-3

Les images de la home sont les top applis mises en ligne récemment. Les préférées de Super-Julie.

Scroll to Top

Début

Enfants et écrans

Enfants et écrans sont des mots qui vont très bien ensemble … ou pas ? 

« La tablette n’est pas un jeu d’enfant. C’est un jeu d’adulte avec lequel l’adulte peut jouer avec l’enfant », explique le psychiatre Serge Tisseron.

Le décor est posé. Maintenant, nous allons engager le débat, essayer d’apporter des arguments pour que vous puissiez, vous aussi, vous situer par rapport à tout cela.
Je traiterai essentiellement de l’enfant avec l’écran tactile (smartphone, tablette).

 

  • L’enfant et l’écran à partir de quand ?

Un credo : JAMAIS avant 2 ans. Le bébé a besoin de manipuler, de toucher, de suçoter, de découvrir le monde avec ses mains, avec sa bouche pour se faire une idée de la forme, du poids, de la taille des objets qui l’entourent.

Serge Tisseron explique : « Le bébé possède plusieurs zones cérébrales qui ne sont pas encore connectées entre elles. Il a besoin d’une activité qui crée du lien entre ces différentes zones sensorielles. Il doit pouvoir saisir un objet, le porter à sa bouche, le jeter, entendre le bruit qu’il fait et courir après. Les tablettes ne permettent pas cela. Elles détournent le bébé des activités dont il a besoin à son âge. »

«Certaines études relèvent que les enfants passent à la station debout plus tardivement car ils passent davantage de temps assis devant les écrans, que la préhension serait acquise plus tardivement, explique Marie Derain, Défenseure des enfants auprès du Défenseur des droits. Des psychologues pointent des problèmes de sommeil ou de déficit de l’attention. Mais il est très difficile de s’avancer aujourd’hui sur ce sujet.»

Par précaution, on repousse au maximum. À deux ans, on peut faire de petits jeux mais très rarement. 3 ans pour démarrer, c’est assez tôt et c’est prudent.

Après cela, l’enfant va pouvoir commencer à utiliser la tablette familiale plus régulièrement.

L’adulte lui sélectionne des jeux pour apprendre, se divertir ou les deux à la fois. L’enfant jouera toujours avec un accompagnement. L’adulte est présent, à l’écoute. Même si il est en train de préparer un repas, l’enfant est installé dans la cuisine et interagit avec lui. L’adulte suit ce que fait l’enfant sur l’écran et en parle avec lui. Il joue à ses jeux (les papas, les mamans doivent tester eux-mêmes pour comprendre exactement ce que fait l’enfant).

Voici un tableau explicitant parfaitement ce que l’on fait à quel âge (il inclut la télévision ainsi que le visionnage de DVD), élaboré par le psychiatre Serge Tisseron, spécialisé dans le domaine :

 

Capture d’écran 2014-05-22 à 11.02.31

  • Combien de temps l’enfant peut passer sur écran quotidiennement ?

Préparez-vous à avoir des arguments car vous allez en avoir grand besoin, l’enfant grandissant …

Les jeunes Français passent environ 3h30 par jour devant un écran.

En gros, gardez à l’esprit qu’un enfant à l’école primaire ne devrait pas dépasser les 40 à 45 minutes de temps d’écran quotidien (1 heure grand maximum). Le temps d’écran englobe les écrans tactiles, l’ordinateur, la console et la télévision.

« D’ailleurs, si les pédiatres américains ne recommandent pas plus d’une ou deux heures passées devant l’écran par jour pour les enfants âgés de plus de deux ans, le docteur Dimitri Christakis, pédiatre à Seattle, croit qu’une heure est amplement suffisante. » Et Super-Julie est raccord avec le docteur Christakis.

Ceci dit, si votre enfant ne consomme pas du tout d’écran pendant la semaine et qu’il va jouer pendant plus d’une heure le samedi matin, il n’ y a pas de drame non plus, selon moi. Tout est une question de dosage, d’équilibre.

On a constaté chez les enfants grands consommateurs d’écrans « des retards moteurs et des pertes musculaires dans certaines parties de leur corps. » Lindsay Marzoli, docteur au Learning and Therapy Corner.

On prédit même des douleurs dans la nuque et le dos dans le futur aux jeunes qui abusent des écrans aujourd’hui. On parle de « bombe à retardement sanitaire ». (Research commissioned by Abertawe Bro Morgannwg University Health Board).
Il ne faut perdre de vue que ces technologies sont très récentes et qu’il n’y a pas encore suffisamment de recul sur le sujet.

« Le docteur Dimitri Christakis, souligne que les iPads sont sur le marché depuis seulement trois ans, ce qui signifie que les recherches liées à cet appareil n’en sont encore qu’à leurs débuts. Le pédiatre précise également que les parents doivent savoir si le temps passé sur une tablette remplace des activités plus importantes comme dormir, lire ou interagir avec des adultes. »

 

  • À partir de quand mon enfant peut avoir sa propre tablette ?

L’enfant ne doit pas être propriétaire d’une tablette avant l’âge de 6 ans. Cela impliquerait le fait qu’il puisse y avoir accès sans limite, la garder dans sa chambre (puisque elle LUI appartient) et c’est exactement ce qu’il faut éviter. La tablette est familiale, elle est utilisée à tour de rôle et est une activité parmi d’autres.

« Le psychiatre Serge Tisseron, explique qu’avant six ans il faut éviter toute tablette personnelle (ou console) car l’enfant doit d’abord mettre en place ses repères réels dans l’espace et dans le temps avant de pouvoir plonger dans le virtuel. Cela passe surtout par l’intégration des sens : voir, entendre, toucher et bouger. »

« Pour le développement psychique de l’enfant, il est important de diversifier les stimulations, comme vous le feriez pour son développement physique à travers son alimentation », rappelle le psychiatre également docteur en psychologie. « Il est important qu’il y ait des moments où il utilise la tablette et d’autres où il fait autre chose. » (Serge Tisseron)

« Pour le bon développement du cerveau, le principe doit rester celui de formes de stimulations très variées, numériques et non numériques. » Extrait du livre « L’enfant et les écrans – Un avis de l’académie des sciences ».

Et pourquoi devrait-il absolument avoir SA tablette ? Une par famille est, à priori, suffisant. On se la prête, ce qui permet, de fait, de limiter le temps d’exposition à l’écran car la petite sœur veut, elle aussi, avoir droit à son tour.

Les tablettes spécifiques pour les enfants, sont selon moi, inutiles. En effet, elles ne permettent pas toutes la liberté de télécharger ce dont nous avons envie. On croit l’enfant protégé mais on en a rapidement fait le tour et l’offre se trouve être limitée. Lorsque l’enfant grandit, la tablette est obsolète. Et où tout cela finit-il ? À la décharge, ou dans l’incinérateur, pour polluer un peu plus la planète.

Limitation des déchets et prêt d’objet sont aussi des valeurs à enseigner aux petits. De plus, cela permet de faire des économies.

Et qui viendra aider sa petite sœur à résoudre un problème pour aller plus loin dans le jeu ? Grand frère ! Et hop, on s’entraide.

 

  • Au final, sommes-nous pour ou contre ?

Nous sommes pour une seule chose valable dans beaucoup de domaines : la modération. Les écrans tactiles sont des outils formidables, qui permettent à l’enfant de développer  beaucoup de capacités car, contrairement à la télévision, l’enfant est actif.

« À la différence de la télévision, Serge Tisseron reconnaît que la tablette a l’avantage de ne pas laisser l’enfant passif. En prenant une part active au jeu, il utilise une partie de ses capacités sensorielles et ne se laisse pas « absorber » par l’écran. Jouer sur une tablette ne mobilise que le toucher, la vue et l’ouïe, mais développera d’autres aptitudes pour les plus grands : jeu, aisance avec l’informatique, intelligence fluide et multitâches, réactivité, autonomie, réflexion personnelle, etc. La tablette peut être un complément dans la construction de l’enfant tant que son utilisation reste encadrée par un adulte.» Serge Tisseron.

Depuis que je m’y intéresse très sérieusement, j’ai découvert un monde absolument fabuleux qui m’a ravie. Je me suis souvent dit : « Il faudrait absolument avoir cet outil merveilleux en classe. J’aimerais tant que les élèves y aient accès. Ces applications permettent de compléter un cours à merveille. »

Je trouverais triste et dommage d’en priver les enfants qui peuvent y avoir accès car la tablette ouvre les portes de découvertes dans moult domaines : scientifiques, littéraires, mathématiques, géographiques, artistiques, historiques …

L’écran tactile va permettre à l’enfant de faire l’acquisition de connaissance en jouant, dans le plaisir, ce qui va lui permettre de retenir longtemps, pour toujours, ce qu’il apprend. Car l’apprentissage dans le plaisir laisse plus de traces que celui qui se fait dans la douleur.

Cela peut aussi lui apporter une dextérité avec les outils numériques qu’il va apprendre à manier et donner lieu à une véritable passion pour le domaine informatique. Par exemple, en Angleterre comme aux États-Unis, des programmes scolaires sont mis en place pour enseigner aux enfants les méthodes de codage informatique.

 

Conclusion

Les écrans tactiles sont une véritable révolution par l’offre extraordinaire de connaissances qu’ils proposent mais il s’agit de limiter de manière ferme le temps d’utilisation, en fixant en amont la durée prévue pour que l’enfant ne soit pas tenté de négocier sans fin. Et on reste avec lui ou à proximité lorsqu’il utilise ces outils. N’oublions pas qu’il n’y a pas que la tablette dans la vie, mais le sport, le bricolage, la lecture, etc … aussi !

Pour aller plus loin :

« L’enfant et les écrans – Un avis de l’Académie des sciences »

Un rapport sorti aux USA

Des articles en anglais :

Une pédiatre -radicale – qui pense qu’il faut bannir les écrans avant 12 ans.

Un auteur et analyste qui modère l’article précédent