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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Début

Éducation : un paradoxe « orange mécanique »

 

Pourquoi cette image d’Orange mécanique (A Clockwork Orange) pour parler éducation ?
Rien à voir avec le côté sanglant du film, rassurez-vous. Même si l’éducation mal menée peut être une « boucherie » pour certains et donner lieu à un rejet.
Parce-que pour moi, tout son paradoxe se trouve là.

  • Il faudrait que l’apprentissage des notions soit naturel et facile (voire immédiat, instantané) => l’orange, le fruit naturel
  • malheureusement beaucoup de choses sont incomprises dans leur sens profond et sont appliquées «mécaniquement» pourvu que l’on passe à la suite car le temps presse.

[Elle nous fait peur, la maîtresse, là avec sa théorie, non ?]
Vous allez tout de suite comprendre. C’est lié à ce que j’ai vu pendant tant d’années et à ce que j’ai vécu, moi, en tant qu’enfant aussi.

Je vous en parle car j’aimerais vraiment que l’on avance sur le sujet …

Rien ne vaut l’exemple pour comprendre une notion alors j’illustre :
Cette histoire de multiplications à retenues. Ces retenues embêtent tout le monde. Enfin … surtout ceux qui n’ont pas compris à quoi elles servaient.

Les maîtres et maîtresses vous me répondez (je m’auto-réponds aussi) :
« Oui, mais j’ai expliqué dans tous les sens. J’ai répété. On s’est exercé et ce n’est toujours pas rentré. »
« Ce n’est pas rentré. » Enfin « pas tout à fait » car l’enfant va appliquer la « mécanique », comme un automate. Car finalement, ce que l’on attendra sera la bonne réponse, validée par la calculatrice.
A-t-il compris ce qu’il faisait ? Le passage de paquets d’unités vers les dizaines, de dizaines vers les centaines, etc … induits par la retenue ?

Pas forcément. Mais … on a fait de lui un bon exécutant. Il possède la mécanique de ce volet de l’arithmétique.
On lui demande d’expliquer ce qu’il fait intrinsèquement ? Il en est incapable. Il peut vous dire le déroulé. La mécanique est huilée. Il connaît parfaitement. Quant à expliciter …

Et plus tard, lorsqu’il s’agirait d’y retourner, de s’y pencher (pour expliquer à son enfant, notamment) lorsque tout cela aura un peu rouillé ? Impossible de retrouver la logique puisque nous ne l’avons jamais possédée et la mécanique est grippée.

Ce n’est pas votre faute, les maîtres et maîtresses (j’en vois déjà qui culpabilisent). Vous avez fait tout ce que vous pouviez, certainement. Ni celle de l’enfant. Ni même des parents. Ni de la génétique qui fait que certains ont développé une allergie aux retenues. Non. Rien de tout cela.

Le coupable ? C’est le temps. Ce grand méchant insaisissable qui nous empêche d’apprendre vite ou doucement, comme on l’entend.
Il y a le programme à tenir. Et le temps presse.
Et le fait de devoir « aller vite » pour tout boucler, dessert l’enfant, ses parents, l’enseignant et tout le système éducatif en général car il laisse trop de « j’ai pas bien compris mais je sais l’appliquer » sur le chemin.

Alors que faire pour tout changer ?

Injecter du fluide. Enlever de la pression concernant les paliers d’acquisition. Certains iront plus loin alors que d’autres prendront plus le temps d’y arriver MAIS … MAIS le grand bénéfice de tout cela sera que là où chacun arrivera, ce ne sera pas de manière mécanique mais fluide, en ayant compris, en ayant la capacité de l’expliquer à autrui et en sachant pourquoi et comment on procède comme cela.

On ne fera plus des singes savants mais des roseaux pensants (Pascal !), sachant expliquer pourquoi ils pensent comme cela et quelle voie ils empruntent pour arriver là.
Je crois que la différence est essentielle.

Mon élève bien-aimé, n’hésite jamais à avouer jusqu’à la fin que tu n’as toujours pas compris pourquoi procéder comme cela car nous ne voulons pas faire de toi un mouton appliquant bêtement une mécanique mais un être éclairé, qui sait ce qu’il fait.

Et le fait d’être maître de son savoir rend tellement plus fort que d’être, simplement, un exécutant ayant le résultat concordant à une calculatrice, qui, elle aussi, applique une bête mécanique.

Par Super-Julie, aka Julie Kuhn