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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Les images de la home sont les top applis mises en ligne récemment. Les préférées de Super-Julie.

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Début

Doser le digital pour un épanouissement total

Équilibrer son alimentation pour être en bonne santé physique et équilibrer son éducation pour une bonne santé mentale. Il n’y a pas une seule voie qui est idéale, mais il faut composer avec tous les outils disponibles pour avoir un apport riche et diversifié qui créera l’équilibre parfait.

[Dans cet article, je partage mon expérience relative au développement de mon enfant lorsque l’utilisation de l’écran est trop prégnante et ce n’est pas parce-que je teste des applis et les recommande que je vais vous conseiller de planter vos enfants tout le temps devant]

Ceux qui me suivent depuis un moment le savent, les autres le sauront désormais : je suis sans filtre.

Je vous dis les choses comme je les ressens, comme je les pratique avec mes enfants et je ne pourrai jamais recommander une chose en laquelle je ne crois pas, ou allant à l’encontre de mes convictions profondes, surtout lorsqu’il s’agit d’enfants et d’éducation.

Pas de pubs sur mon site car je ne veux pas polluer la vie de nos enfants en les exposant. Ils le sont déjà beaucoup trop et leurs petits cerveaux innocents et sans méfiance sont un moyen de pénétrer les foyers avec de nouveaux produits à vendre encore et encore. Cela crée un besoin artificiel, une fausse nécessité et toujours plus de consommation qui détruit notre lieu d’habitation.

En a-t-on vraiment besoin ? On ne se pose pas la question. Le tout étant de commercer.

Je suis nulle en commerce, en monétisation, en rentabilité … Ce n’est pas pour rien que je travaille dans l’éducation.

Je vais vous faire part d’un constat relatif à mes enfants. C’est du vécu.

Prune. 8 ans. L’aînée. Pas encore d’iPad sorti à sa naissance en 2008. Une très petite enfance sans écran du tout.

Bonne tenue de crayon. Dessins précis et élaborés dès le début, dès qu’elle a pu s’y mettre. Motricité fine bien travaillée. Sens du détail, de l’observation plutôt satisfaisants (sans exagération : je ne dis pas que c’est un génie – je dis juste où elle en était).

Mila. 4 ans. La cadette. iPad déjà dans le foyer à sa naissance.

La grande soeur l’utilisait avec modération. Elle a pu y toucher assez tôt, sans excès mais de temps en temps. Elle est très intéressée par l’écran alors que la grande peut s’en passer sans frustration.

Elle en est venue a faire des « crises » et à se rouler par-terre lorsqu’il s’agissait de couper. Cela était gênant.

J’ai commencé à m’interroger sur la qualité de ses dessins, de son développement d’un point de vue de la motricité fine. Je la trouvais moins avancée que sa grande sœur au même âge.

Et là, je me suis dit : « Hold on ! STOP ! ».

Lorsque nous étions au restaurant, la tablette faisait partie du lot « divertissement en cas d’ennui prononcé ».

Vous vous dites : « Ben, … ils ne pouvaient pas se parler entre parents et enfants ? »

Vous avez raison. Il arrivait qu’une bonne partie du repas se déroula en binômes à conversations séparées : enfants / parents. Sauf que les enfants n’échangeaient pas tant que cela et pour éviter les crêpage de chignon, cela se terminait en « Je peux avoir la tablette ? ».

J’ai enlevé la tablette des moments de repas partagés. Un resto au programme ? Échanges verbaux passionnants et rigolos (les enfants me font mourir de rire) mais aussi histoires à lire et coloriages car, parfois, l’attente peut être longue.

La tablette est inexistante durant la semaine (ainsi que la tv que les enfants ne regardent jamais). Sans aucun besoin de contrôle, elle restait posée sur une table.

Jusqu’au moment où l’an dernier, certains matins du mois d’avril / mai, notre cadette était debout plus tôt que nous, alors que le quota de sommeil n’y était pas. Pourquoi ?

Car elle savait qu’il n’y avait aucun obstacle à l’accession à la tablette et que je pense que son cerveau était malgré tout en état de « veille » plus tôt que prévu car stimulé par l’accès à cet objet. De manière inconsciente, CELA LA RÉVEILLAIT. J’en suis tellement persuadée. (idem pour les enfants regardant la tv avant de venir à l’école … idem pour les ados qui perdent des heures de sommeil car leur cerveau est en ébullition à cause des écrans, en état de veille permanent).

J’ai rangé l’objet. J’ai décrété que cela suffisait.

La tablette serait accessible un peu les matins de we, sous contrôle … et jamais le reste du temps (elles sont petites encore …).

Mila est en moyenne section. Ses nuits sont longues, très longues maintenant (12 h de sommeil quasiment) et son geste graphique bien meilleur. Ses dessins ne cessent de s’améliorer, de se fournir de détails … Ses bonshommes sont de mieux en mieux formés. Elle rejoint le niveau de sa sœur.

Il est une choses essentielle dans la formation d’un enfant : c’est l’interaction corps et esprit, les deux ayant besoin de « collaborer » pour former un être humain complet. Le geste graphique aide à concevoir l’idée, à former la pensée. Sans le geste graphique, l’imagination reste bornée.

Cela s’appelle la psychomotricité, concept cher à Piaget, essentiel au bon développement de l’enfant. Elle précède l’abstraction. La bonne formation des lettres, des symboles etc … mènera à l’abstraction. L’abstraction qui aide à l’imagination.

Autre constat. Ce matin. Les filles dessinaient. Je mets un CD avec de petites histoires et comptines concernant les saisons, pensant qu’elles écouteraient d’une oreille et qu’elles poursuivraient leurs œuvres. Je regarde quelques minutes plus tard … Elles avaient cessé leurs activités pour se concentrer sur ce qui était raconté, collées à l’enceinte où il n’y avait rien à voir.

Je trouvais cela extra. L’écoute qui nécessite concentration et effort. On ne peut tout faire en même temps (et c’est pourtant ce que nous tentons de faire tout le temps, nous, adultes …).

Voilà l’état de ma réflexion. C’est tout personnel, c’est familial. Je poursuis bien sûr l’utilisation de tous supports d’apprentissage, y compris la tablette car je trouve cela riche mais je varie ces supports sans arrêt pour faire travailler tous types de mémoires (auditives, visuelle, kinesthésique …) et développer toutes les capacités de l’enfant à « modeler ».

Je ne saurais priver un enfant d’un outil, ni en laisser un de manière exclusive entre ses mains, comme n’étant que la seule option valable.

Vive la variété, la diversité, elle est source de richesse.

Par Super-Julie

P. S. : vous vous demandez pourquoi ma cadette porte ce vêtement ? Elle adore se déguiser les matins de vacances … et oui, elle est influencée par la Reine des Neiges et oui, c’est extérieur à moi … Ça arrive.