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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une “matière”, une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection “6 ans” – “iPad” – “anglais”.

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner “6 ans” – “iPad – anglais” en allant sur “Tous les âges”, “Toutes les plateformes” et “Toutes les catégories”.

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. “Dauphin” tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Les images de la home sont les top applis mises en ligne récemment. Les préférées de Super-Julie.

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Début

Consulter les écrans sans arrêt rend-il idiot ?

[La peur du vide ? Une certaine solitude ? Qu’est ce qui nous pousse à nous perdre dans les fils des réseaux sans pouvoir nous en extraire ?]
On ne parle bien que de ce que l’on connaît bien, ce que l’on a vécu, ce qui nous émeut, nous questionne, nous fait réfléchir…
Ici, il s’agit de savoir si la consultation effrénée de notre smartphone altère notre mémoire, la change, la fait travailler différemment… Ce dernier point est certain mais surtout… cela nous fait-il moins bien réfléchir, moins bien emmagasiner les données, ce qui nous handicapera lors du prochain dîner (euh, attends, tu sais le truc là… zut, j’ai oublié… attends : je cherche ! => tu parles, laisse tomber : ton interlocuteur est allé voir ailleurs…) ?

Si je vous parle de ma pratique du net, des écrans avec les enfants (ou – autre sujet – du comportement des profs envers les enfants)… c’est à travers mon prisme, mon expérience et les questions que je me pose sans arrêt en me demandant : ai-je bien fait ? Était-ce bon pour les autres ou pour moi-même ? Ai-je fait du mal / du bien à quelqu’un etc. etc. etc. C’est sans fin.

Là, depuis cette rentrée, je suis à nouveau à 100 % en présence d’enfants et il va sans dire que cela requiert de l’attention de la présence, des regards et des tonnes de bienveillance – comme partout, avec tout le monde.

Les professeurs, les personnes dans la rue, les commerçants, les clients etc. qui sont le regard braqué sur leur téléphone – comme je le suis trop souvent à mon goût, mais jamais devant les élèves – me posent question. Observer notre environnement ? Cela ne se fait plus. Il y a plus urgent. Un moment sans réseau ? Nous sommes perdus.

Ma fille aînée me disait : « On peut prendre quelque-chose pour s’occuper dehors ? – Pardon ? Que veux-tu dire ? – Je m’ennuie quand je marche dans la rue. »

Je m’ennuie quand je marche dans la rue. Les bras m’en tombaient. Et là, je me suis dit : elle ne serait pas un peu « droguée » ?

« Non, assurément, tu vas observer ton environnement, t’interroger, prendre des repères, regarder les gens et les détails qui échappent au commun des mortels. »

Puis il y a eu la folie “pokémon Go” et l’extase du : « Hé mais là, je suis déjà passé dix fois, je ne l’avais jamais remarqué. » Étrange qu’il faille attendre une appli “spéciale” pour te faire lever le nez.

Derechef, les articles sur notre mémoire qui défaille se font jour. Un article du Point titre « Muscler et préserver sa mémoire : les découvertes des neurosciences. » (01 / 2018)

Et là, ils expliquent parfaitement les différents types de mémoire mais aussi le fait que celle-ci devienne partielle car les moments de “fixation de l’information” se font trop rares.

Je parle ici des trois types de mémoires : il y a le vécu, ce que l’on a appris et les savoir-faire.

Il se trouve que pour stocker l’information dans le cerveau et savoir la réutiliser, lors d’un dîner, d’un cours, d’un débat, d’une intervention autour d’une table ronde etc., il faut la posséder, la maîtriser et que celle-ci soit complète pour pouvoir aller au bout de notre propos.

Et c’est là que le bât d’internet blesse.

L’internet est fabuleux et très très riche lorsque bien utilisé et non en permanence en-train de nous détourner de moments de collectivités ou de rêverie nécessaire à notre stockage de données.

Je m’explique, à la lueur de cet article du Point :

Dans les moments « off », de non concentration, de non conversation, de veille sans but précis, notre cerveau est en RMD : réseau de mode par défaut. Nous rêvassons, mais l’air de rien, le cerveau turbine, lui. Il est en train de créer des souvenirs, d’extraire ce qui a été important lors des moments vécus, des mots dits et entendus, et de décider s’il stocke ou jette.

Il sculpte la mémoire et c’est primordial car c’est cela qui nous donnera de la conversation plus tard, nous permettra d’argumenter car… nous nous rappellerons telles données : « Lorsque truc m’a dit que… ; Savais-tu que… ? etc. ». Mais c’est aussi ce qui nous permet de créer. Cela nous donne un fond, une base de pensées et nous permet d’aller plus loin. Olivier Bourdeaut, auteur de « Pactum salis » a abandonné l’usage du smartphone il y a 7 ans et nous dit :  « Le monde n’est plus dans le fond de ma poche mais sous mes yeux, et c’est bien suffisant pour me rendre heureux ; Il s’avère que le téléphone intelligent est le plus féroce ennemi de ces deux activités de fainéants que sont l’ennui et l’observation. »

OR… ce sont justement ces moments essentiels que nous remplaçons allègrement par… du temps d’écran. Ainsi, sans arrêt captée par autre chose, notre mémoire délègue ses connaissances à une machine à très grosse capacité de stockage : le net.

Ainsi, l’effet de ceci est que « l’information circule dans notre cerveau sans y demeurer. » (in Le Point 2368).

J’ai envie de souligner qu’internet utilisé pour illustrer un propos par une image, ou chercher un mot dont le sens nous résiste, une date oubliée lors d’un moment adéquat est évidemment une chance immense. Internet est une source de jeux, d’informations, de divertissement inépuisable mais… il faut savoir doser. Et le plus difficile se trouve là : le dosage.

En revanche, cela fait un bien fou de couper le flux, de ne pas s’appesantir sur les réseaux qui captent notre temps libre pour dévoiler la vie d’autrui forcément travestie. Dites-vous, pour vous en convaincre, que les grands de ce monde ne se laissent pas happer par les réseaux qu’ils créent et préviennent leurs enfants de leurs usages parfois délétères.

Osons couper le robinet et les relations humaines seront bien gardées.

Votre Super-Julie qui ne veut que votre bien et celui de vos petits ♡♡♡