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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une “matière”, une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection “6 ans” – “iPad” – “anglais”.

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner “6 ans” – “iPad – anglais” en allant sur “Tous les âges”, “Toutes les plateformes” et “Toutes les catégories”.

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. “Dauphin” tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Les images de la home sont les top applis mises en ligne récemment. Les préférées de Super-Julie.

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Début

Apprendre à écrire sans souffrir

(j’ai même une box pour aider l’enfant ! J’avais oublié http://www.super-julie.fr/apps/box-super-julie-ca-tapprendra/ )
1 – Privilégier une bonne tenue à table, sans levers intempestifs, deux mains posées sur celle-ci (et non une dessus, une dessous), dos droit => position identique à l’écriture. Pas de pied sous le popotin.
2 – Passer par le corps : peinture au doigt, pression de l’index etc.
3 – Préparer la tenue du stylo par la préhension de petits objets fins : on fait la “pince” ce qui est essentiel.
4 – La linéarité, le positionnement dans l’espace. On prend de petits objets (noisettes ?) que l’on demande à l’enfant de disposer correctement sur une ligne (et quand c’est fini et réussi, on a le droit de croquer)
5 – La tenue du stylo : on fait la pince, avec le majeur derrière.

La formation du geste

L’écriture vient après l’initiation à la lecture. Mais le geste graphique est préparé depuis longtemps.

Si on commence à écrire des mots, c’est, évidemment que l’on a appris à lire puisque nous comprenons la combinatoire.

En revanche, l’acquisition d’un geste précis, fin, d’une bonne préhension du stylo et d’un positionnement correct dans l’espace de la feuille est construit dès tout petit, en maternelle, à travers toutes les activités manuelles proposées.

Info “frimer dans la cour de récré” :

Écrire est issu de « scribo » et le sens premier est « écorcher, égratigner, graver » (comme lorsque tu te fais mal au genou ; là, on va écorcher de la matière, tracer des lignes sur une surface lisse).

Le scrupus est une petite pierre pointue qui permet de « rayer » la pierre, le bois, ou la cire. Scribere = rayer avec un objet pointu, graver, creuser avec un poinçon.

On comprend aisément que depuis toujours, l’écriture est un acte qui engage le corps. Mais par quoi commencer ? En faisant de grands gestes avant d’affiner.

 

Activités

  1. On ne se prive pas du plaisir de la peinture. On fait de grandes lignes verticales du haut en bas au doigt, puis au pinceau et au crayon, sur une feuille installée verticalement.

On l’a bien devant les yeux et ce positionnement face à face permet à l’enfant d’avoir sa feuille sur un plan parallèle à ses yeux lorsqu’il est debout. Ainsi, il peut bien appréhender l’espace de la feuille, la dimension de son geste, et n’a qu’un pas à faire en arrière pour jauger du résultat.

Ces séances de peinture semi-dirigées vont permettre d’observer l’enfant et de noter de quelle main il se sert.

Au début, il changera souvent … il n’est pas sûr, il expérimente. Il se rend compte que ce qu’il voulait obtenir comme résultat est plus réussi lorsqu’il utilise telle main.

Cela s’appelle la « latéralisation ». Cela prend plusieurs mois.

À chaque occasion, nous l’accompagnerons en précisant quelle est sa gauche et quelle est sa droite : nous faisons cela pour les mains, pour les pieds, pour les oreilles, pour tout. Lorsque l’enfant différencie les côtés, nous les nommons, en le touchant du côté dont nous prononçons le nom.

Si nous touchons son bras lorsque nous lui disons « C’est ton bras droit », la mémoire kinesthésique entre en jeu et l’enfant « imprimera » que ce bras-là est à droite.

Pour bien fixer le sens de l’écriture de manière naturelle, nous orienterons les dessins et peintures en lui demandant de démarrer à gauche de la feuille.

Marquer la gauche d’un point repérable.

  • Pourquoi peindre au doigt ? L’usage de l’index à nu permettra à l’enfant de sentir la pression qu’il exerce à l’aide de ce doigt qui est de première importance dans le maniement fin du stylo. Il permet de guider le stylo qui court sur la feuille.
  • Pourquoi passer au pinceau ? La tenue du pinceau est similaire à celle du stylo. On fait la pince. La pince se fait avec le gras du pouce et le côté du majeur (1re phalange) – l’index sert au guidage comme dit précédemment.
  • Pourquoi peindre à la verticale ? Cela permet à l’enfant de positionner correctement sa main par rapport à l’axe du bras. Ils sont dans la continuité l’un de l’autre, dans l’axe.

  1. On ne se prive pas du plaisir du modelage. Malaxer la terre, malaxer la pâte à modeler pour aider à l’assouplissement des doigts et des articulations du poignet, c’est un passage incontournable.

 

Pourquoi est-ce aussi important ? La main bouge entièrement. Tous les muscles sont sollicités lorsqu’on malaxe la boule en entier. Puis, nous prenons de petites portions qui, elles, sont utilisées pour modeler de petits objets plus fins et nécessitent la précision des doigts. C’est un exercice de préhension fine.

D’autre part, cet exercice de pâtes à modeler nous assied à table et, lorsqu’une grosse boule est malaxée, permet un mouvement du bras, et ainsi du coude, qui s’éloigne du corps et qui est nécessaire à l’écriture lui aussi.

  1. B. : L’enfant n’a pas l’habitude d’éloigner les bras du corps. Or ici, le geste de l’écriture n’est pas naturel : il éloigne latéralement le bras scripteur alors que l’autre reste proche du corps pour tenir la feuille. C’est asymétrique et l’enfant doit s’y préparer.

 

  1. On ne se prive pas de la préhension de petits objets.

Faire la pince pour tenir un stylo demande une précision qu’il faut acquérir. Ainsi, on dispose parterre ou sur une table de petits objets attirants pour demander à l’enfant d’en prendre le plus possible en un temps imparti sans les laisser tomber, pour les collecter et les compter.

Organisez l’activité sous forme de concours, avec vous ou avec les frères et sœurs. Disposez des billes, des noisettes (avec autorisation de dégustation : c’est plus motivant), des trombones (sadique car trop fins ? Non ! On s’entraîne !), des cure-dents, des morceaux de rubans, des élastiques à cheveux etc.

 

La gestion de l’espace.

Dans le parcours de l’écriture, il n’y a pas que le travail de la main. Il y a aussi l’espace. Il faut se positionner correctement pour que le texte soit lisible. Si l’on forme, plus tard, des lettres sous la ligne etc., ce n’est pas régulier, c’est n’est pas agréable. L’œil du lecteur est malmené et il se fatigue (pensez aux maîtresses qui corrigent et relisent ;).

Activités

1 – Pensez aux alignements. On saisit des joujoux et on les place sur une ligne. Quelle ligne ? N’importe laquelle qui se trouve chez vous, au sol ou sur une nappe.

Une ligne du parquet, le bord du tapis, des lignes sur la nappe, des bâtons alignés au sol pour servir de guide.

Qu’aligne-t-on ? Tout ce qui est sérié chez l’enfant : des cubes, des briques duplo, des voitures, des jetons, des tickets …

 

2 – Pensez aux tampons et aux gommettes, ou aux « fingers prints » (empreintes), à tout ce qui permet d’être mis en ligne.

Exemple avec les empreintes à prendre chez Ed Emberley (en plus, c’est vraiment joli !).

 

Que faire ? Tout simplement colorer son pouce ou son index, ou presser l’un des doigts sur un tampon encreur, et faire des petites bêtes alignées.

On peut tracer une ligne horizontale pour aider son enfant à positionner son bestiaire correctement.

C’est joli et c’est fort utile.

Une fois que les animaux sont alignés, on peut les relier comme s’ils se tenaient les pattes pour faire une farandole … On alors, on fait tracer à l’enfant derrière eux (en arrière plan) une ligne de collines assez horizontale pour qu’il prenne conscience de l’horizontalité de l’écriture et s’entraîne à cet axe là, de gauche à droite évidemment J.

Pour quoi ai-je mis l’image n°1 alors qu’il n’y a aucun animal aligné ? Pour les ballons. Faire une série de ballons est facile et très joli.

 

IMPORTANT : lors de ces activités de « positionnement », on demande à l’enfant de respecter la ligne horizontale : on pose les joujoux tout du long mais pas dessous, ni flottant « dans les airs ».

On lui demande de respecter le même écartement entre les différents éléments et s’il a du mal, on lui met de petits points de repère pour l’aider.

 

Application « J’écris en cursive »

Aaaaah ! On n’y croyait plus ! Enfin nous y voilà.

Que fait-on ? On va sur l’icône des petits dessins / symboles, et nous choisissons les lignes verticales et horizontales pour les tracer. Puis les lignes brisées, par exemple. Les animations changent tout le temps.

Les options « parents » se trouvent sur la droite. On peut choisir le tracé « guidé » ou celui qui est libre (plus difficile mais il n’y a pas de pression ni de « points » à gagner).

Précision : avec le tracé libre, si le tracé n’est pas assez bien respecté, l’appli fait recommencer et l’enfant peut se décourager. Rester à côté de lui et l’encourager.

 

IMPORTANT : cette phase de repérage dans l’espace et de sensibilisation à l’alignement trouve de multiples applications. Par exemple, lorsqu’on demande à l’enfant d’aligner les assiettes le long du bord de la table lors du dressage avant d’accueillir des convives, cela le sensibilise à l’harmonie de la linéarité et l’entraîne aussi à l’écriture.

Ceci semble futile vu d’ici mais ça ne l’est point.

L’enfant va vérifier du regard, constamment, si tout est aligné, si les verres le sont et sont bien positionnés par rapport aux assiettes, si les couverts sont verticaux et perpendiculaire au bord de la table.

Tout comme les lettres s’élèvent de manière perpendiculaire à la ligne d’écriture. Le contrôle visuel est permanent lors de cette activité et il le sera aussi lors de l’apprentissage de l’écriture.

Entrons dans la formation des lettres à proprement parler

 

Comme je l’évoquais plus haut, pour bien écrire il faut « sentir » les lettres, les toucher, les manipuler, les graver dans notre « chair », pourrait-on dire.

Pour cela, le corps et la mémoire kinesthésique jouent un grand rôle.

Activité

  • Commençons par tracer des signes symboliques dans le dos de l’enfant. Il fera de même avec nous ensuite.

Il doit reconnaître ce dont il s’agit. S’il n’est pas prêt et ne reconnaît pas, faites-lui dessiner dans votre dos et il se sentira plus à l’aise pour servir de support ensuite.

 

Que dessine-t-on ? Un carré ; un cœur ; un cercle ; une étoile ; une spirale …

Les possibilités sont infinies.

Puis, on dessine des lettres dans le dos. L’enfant les connaît puisque les a vues des dizaines de fois et apprend à lire certainement déjà.

Il les connaît en capitales. Commencez par cela et jouer à les reconnaître.

  • Autre activité : des « air – lettres ». Faites un concours avec la fratrie de lettres dessinée en l’air. Celui qui en reconnaît le plus gagne. Chacun en fait tour à tour, comme s’il dessinait sur un tableau imaginaire, il trace les lettres, vous tournant le dos, et vous devinez.

 

  • Repassez à la peinture avec des tracés verticaux en grandes formes : des grands cercles, des spirales, des lignes horizontales, des barques à fond arrondi flottant sur l’eau qui prépareront au « u » , l’eau représentant toujours l’horizontalité des lignes, on fait des filets (lignes horizontales et verticales croisées), des lignes brisées ΛΛΛΛ …

IMPORTANT : faire ces tracés pour l’enfant sera un objectif que l’on peut coupler à une réalisation finale augmentant la motivation.

On lui donne une mission : « transformer » les éléments pour leur donner vie. L’enfant doit s’appliquer à la réalisation de la forme, et à la précision de son geste. Une fois que c’est fait, on réfléchit, en observant, à ce que cela nous évoque et nous ajoutons ensuite des éléments pour en faire un dessin.

Exemples :

La spirale avec des cornes d’escargot et son pied rajouté change la mission « spirale » en petite bête sympathique.

Des lignes brisées avec un croco dessous rajouté – ou simplement la ligne brisée en vert et un écriteau : « attention, croco méchant » -permettent de défendre la maison contre des attaquants.

Les filets doivent contenir des poissons frétillants, promesse d’un délicieux déjeuner. Il suffit de rajouter des points de couleur entre les mailles et cela fera l’affaire … etc., etc. Laissez galoper votre imagination.

  1. B. : La tenue du pinceau est à peaufiner : main dans l’axe du bras.

On peint sur un support vertical puis à l’horizontale.

 

Application « J’écris en cursive »

Nous en profitons pour former le reste des symboles et différentes formes (le filet !) pas encore expérimentées avant.

Livre « Mes premières activités pour écrire et compter »

L’enfant peut commencer, avec le doigt, à suivre les différents exercices proposés avec les formes qu’il connaît en repassant sur les lettres.

Comme un stylo – feutre effaçable accompagne le livre, s’il se sent prêt, qu’il a envie d’essayer, on peut d’ores et déjà le laisser former les lettres écrites, repassant sur les traits.

La formation des nombres paraît plus simple de prime abord : on peut le laisser faire presque en autonomie.

IMPORTANT : le fait que le tracé soit effaçable enlève toute pression sur l’enfant. Il peut se laisser aller à essayer sans garder de trace d’un raté. L’essai-erreur est rendu possible et non « pénalisé ».

 

Les principales composantes des lettres latines

 

Les deux formes incontournables à connaître sont la boucle et le pont.

La boucle se décompose en un rond et une coupe appelée souvent en classe « canne » : a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, o, q, r, t, v, w, y.

Les jambages (sous la ligne) complètent des lettres bouclées.

  • « j » et « g » ont une boucle allant dans le sens des aiguilles d’une montre ;
  • « f » va dans le sens opposé ;
  • les jambages bâton pour « p » et « q ».

Les ponts pour former : m, n.

 

Il y a des formes classées à part, telles le x, le s, le z, le k qui ont des formations spécifiques.

 

IMPORTANT : prévoyez un bac avec du sable, du sucre ou de la semoule dans le fond. L’enfant pourra s’entraîner à tracer les lettres dedans.

Livre – Jeu « Balthazar »

C’est le moment d’apprécier pleinement ce livre avec lettres rugueuses. L’enfant va passer son doigt sur les grandes lettres bouclées : l, b.

Puis sur une petite : e

On lui fait faire cela dans l’ordre d’un petit mot : le. Il va pouvoir ensuite l’écrire dans votre dos, l’écriture en l’air, sur le mur avec le doigt et … pourquoi pas sur une ardoise.

 

Application « J’écris en cursive»

Il s’entraîne à former le « l » et le « e » séparément. Avec tracé guidé et modèle pour démarrer, puis en enlevant le tracé guidé (l’enfant peut déborder mais dans ce cas, le tracé s’arrête et il doit recommencer : veillez à ce qu’il ne s’énerve pas et ne se bloque aucunement).

 

IMPORTANT : on peut rentrer des listes de mots pour personnaliser l’appli. Ainsi, on peut rentrer le mot « le » et faire écrire le mot par l’enfant dans son entité.

 

Livre « Mes premières activités pour écrire et compter »

Votre enfant peut prendre les pages du « l » et du « e » pour s’entraîner à tracer finement avec le feutre.

 

Progression à suivre pour les lettres à tracer :

Liez tant que vous le pouvez la peinture, le corps, les « air – lettres » avant de passer à l’entraînement écrit.

Passez à Balthazar (le sens du tracé est précisé par de petites flèches).

Travaillez dans le bac à sable / semoule.

Passez sur l’appli.

Terminez par le livre Nathan avec le stylo – feutre.

 

On va former le « c ». Pour les arrondis, on démarre en haut et on descend dans le sens inverse des aiguilles d’une montre (anti-horaire). Le c sera suivi du a, o, q, g et du d.

 

 

PRÉCISION ULTRA IMPORTANTE : chaque lettre est présentée seule et non liée. Ainsi, elle démarre en haut pour les ronds par exemple.

OR, lorsqu’on écrit en cursive, en attaché, on arrive avec le stylo et pour former un « o », on est au niveau de la ligne d’écriture. Trèèèèès embêtant.

Lève-t-on le stylo pour autant ? Point du tout. Le stylo reste collé au papier, monte jusqu’au point de démarrage vu spécifiquement maintenant et redescend en passant précisément sur la ligne déjà formée … avant de terminer la lettre et de courir vers la suivante.

Puis nous travaillons les i, u et t ensemble car ils ont la même attaque.

 

Avant de passer aux ponts, on peut envisager de jouer à un jeu faisant sauter l’enfant. Il a de petits obstacles à franchir à l’aide d’un saut « pieds joints », par exemple ; un élastique tendu, sauter chaque cordon à deux pieds et bien établir le parallèle avec le fait que cela forme de petits ponts.

Les ponts : n, m, p.

 

Il y a les lettres qui mélangent plusieurs formation : s, r, et x ; celles qui sont composées de ponts inversés : v et w.

Les boucles en haut : b, l, h, k ; les boucles en bas : j, y, z ; et en haut, en bas : f.

On passe toujours par la peinture etc. Cf. progression donnée ci-dessus.

 

Tuyau de taille : pour aider l’enfant à affiner sa représentation dans l’espace de la page, on peut lui dire qu’il y a trois espaces, la ligne représentant le sol :

1er espace jusqu’au 1er interligne : l’herbe => les petites lettres ne dépassent pas l’herbe.

2e espace montant jusqu’au 3e interligne : le ciel, pour les grandes lettres.

3e espace descendant jusqu’au 2e interligne : la terre.

 

IMPORTANT (encore ! Ça n’arrête pas 😉 :

Les signes en rajout – barre du t, points sur i et j … viennent s’ajouter à la fin du tracé ENTIER du mot ! On n’interrompt pas le tracé pour mettre des points sur des « i » (même si parfois, c’est important de le faire ;).

 

Faisons un détour par les neurosciences.

 

Comment cela se passe dans la mémoire ? Quel est le cheminement ?

 

Ces exercices vont faire appel à tous types de mémoires : auditive / kinesthésique / visuelle qui elles-mêmes représentent la mémoire sensorielle (du très court terme => 200 millisecondes à 3 sec).

Cette mémoire, lorsqu’on reprend les notions, que l’on y joue à nouveau et que l’on trace les lettres qui correspondent aux acquisitions, se transforme en mémoire de travail qui traite les données et les dirige vers la mémoire à long terme, à condition d’entretenir l’apprentissage.

La mémoire à long terme est celle qui stocke et qui permet la récupération facilement, à chaque fois que l’enfant en a besoin.

Pour lui faciliter la tâche, le mieux est de faire en sorte qu’il retrouve ces données rapidement, donc qu’elles soient accessibles. Cela arrive lorsqu’elles ont été bien assises, répétées, bien comprises et que l’enfant a bien cerné les occurrences nécessitant l’emploi de ces données.

 

Il y a trois stades essentiels :

  • L’encodage : le fait de se faire une représentation des sons et des lettres correspondant, de leurs caractéristiques, de leur prononciation.
  • Le stockage : le fait de garder de manière longue cette information encodée.
  • La récupération : le fait de pouvoir se servir rapidement de ces informations.

 

Ainsi le cheminement de la réflexion sera raccourci car les synapses trouveront des points de connexions plus optimaux pour rendre la donnée utilisable de manière immédiate.

Pour cela, on peut utiliser ce que l’on appelle « la répétition espacée. »

 

On est interrogé d’autant moins souvent que l’on maîtrise le sujet.

1 – L’apprentissage se fait dans la répétition car le cerveau oublie.

2 – L’oubli n’est pas total. En apprenant à nouveau ce que l’on sait, on oublie moins et moins rapidement.

3 – En révisant ce que l’on sait à chaque fois que l’on est sur le point d’oublier, on a de moins en moins besoin de réviser la notion.

Cela a même été calculé et schématisé sur une “courbe de l’oubli” par des chercheurs : Bahriek & Phelps en 1987 (cf. schéma ci-dessous).

D’où l’intérêt d’espacer les moments d’apprentissage pour ne pas saturer l’enfant ni sa mémoire, le laisser respirer et surtout, réaliser qu’il se rappelle bien de ce qu’il a appris, au bout d’un moment. D’où l’intérêt d’y revenir, aussi.

Cela permet à l’enfant de rester efficace car le principe peut être appliqué facilement.

On va réviser en jouant certains jours, puis recommencer quelques jours plus tard pour s’apercevoir que la réponse vient plus facilement.

Exemple : on répète quelques minutes après, puis la même notion quelques heures après (d’où l’intérêt des devoirs qui permettent d’y revenir), puis une dizaine de jours plus tard, puis 1 mois et cela permettra d’inscrire la notion dans la mémoire à long terme.

 

D’autre part, il est important de maintenir un rythme suffisant d’entraînement car la plasticité neuronale n’est pas un mythe. Celle-ci s’améliore grâce à la stimulation générée par l’exercice régulier.

 

Des réponses à des questions

 

Vous vous posez d’ores et déjà une question ; Si, si : je le vois dans vos yeux : ne mentez pas.

  • Vous êtes en train de vous demander comment ça se fait que vous, petits, décortiquiez la lettre en une multitudes d’exercices dissociés telles qu’une ligne de petits ronds, une ligne de « cannes », une ligne de boucles etc. et pas votre enfant. Nous sommes passés immédiatement à la lettre dans son entité.

Parce que ces lignes de petits éléments sont du dessin, du graphisme et n’ont pas de véritable lien avec la lettre que l’on veut tracer. Pour que l’écriture ait du sens pour l’enfant, il doit apprendre à tracer une lettre dans son entité et s’entraîner à la faire du début à la fin.

D’où l’importance de la préparation en amont.

 

 

  • Est-ce que la formation de grandes lettres capitales prépare aux cursives ? Non. Elles aident à tracer, à « sentir », à reconnaître les lettres apprises car on les connaît bien en capitale, et les bâtons ne nécessitent pas un travail de la main affiné, mais elles ne préparent pas de manière fine à la formation des lettres cursives.

 

  • Peut-on passer par le dessin pour préparer à l’écriture de lettres ? Non, pas vraiment. Il s’agit de deux activités distinctes n’ayant pas les mêmes codes, les mêmes contraintes ni les mêmes objectifs de finalité.

Un dessin représentant une forme arrondie ne demandera pas à l’enfant de commencer à la former en haut et de descendre de manière antihoraire alors que cette contrainte existe pour la lettre. La gestion de l’espace ne sera pas la même non plus.

 

– Est-ce que le fait de faire des lignes de boucles « à l’envers à l’endroit » peut aider l’enfant ? Des lignes de ponts de différentes tailles ? Ni l’un ni l’autre. Si on fait varier la taille des ponts, l’enfant s’y perd. Quant aux boucles à l’envers, elles induisent une mauvaise formation des lettres que l’on apprendra ensuite.