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Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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10 ingrédients pour être bon élève

10 points communs bons eleves

Qu’ont de plus les bons élèves ?

Au fur et à mesure des années passées devant les enfants, j’ai vu des tas de profils différents. Qu’ils soient Français, Anglais ou Allemands (les trois pays où j’ai pu enseigner), ou d’origine différente, avec une culture et une langue différentes du pays dans lequel j’enseignais, j’ai relevé des caractéristiques communes aux enfants qui « tournaient bien » à l’école.

On peut se dire que l’école étant ce qu’elle est, bien marcher à l’école est de moins en moins un critère de réussite dans la vie mais il n’en reste pas moins que le « livret scolaire » atteste d’une somme de connaissances sues et maîtrisées par l’enfant.

Pour rappel, ce que les enseignants évaluent se résume à cela :

  • a-t-il stocké l’information dans ses neurones ?
  • sait-il la retrouver facilement ?
  • utilise-t-il la bonne information pour répondre à cette question ?
  • sait-il jauger de la pertinence de sa réponse et savoir si elle est correcte ?

Sachant qu’aujourd’hui tout est disponible sur appareil mais que la différence se fera tout de même et toujours dans le discours. Celui qui possède l’information dans son cerveau plutôt que dans sa poche saura argumenter facilement et rapidement (et « soumettre » à ses arguments ceux qui ne possèdent pas les informations).

Je vous en parle parce-que je l’ai constaté et vécu personnellement (anecdote plus bas …) mais aussi parce-que l’Histoire témoigne de tant de cas de leaders vertueux ou pas, qui savaient manier la rhétorique et convaincre les foules.

Pour ne pas suivre bêtement comme un mouton ignare, il faut avoir l’info dans le cerveau, savoir la retrouver, l’utiliser, la comparer et multiplier les sources d’informations pour ne pas se limiter à une vision mais considérer un panel pour se faire son opinion.

Bref, je digresse mais le sujet me passionne.

Je vous étale mes constats puis je vous dis comment procéder avec vos vies bien remplies. Donc, dans les ingrédients nécessaires aux têtes bien faites [ce qui n’empêche nullement la créativité des enfants], j’ai pu constater ceci :

  • Le sommeil. Des nuits bien remplies d’heures de sommeil sans écran dans la chambre. Aucun.
  • Pas de télé le matin au réveil. Jamais avant l’école.
  • Pratique régulière d’un ou plusieurs sports. Accès limité à la télévision à la maison. Jamais de télévision tournant sans arrêt et des programmes choisis.
  • De l’attention constante de la part des parents – et des enseignants. Les enseignants ont beaucoup d’élèves à la fois et ne peuvent répondre à toutes les sollicitations, mais vous, parents, n’avez qu’un enfant ou une fratrie : c’est faisable.
  • Un intérêt des parents quant aux sujets inhérents au scolaire et donc un suivi des parents lors des devoirs (même si on ne sait pas lire … je développerai ci-dessous).
  • Une nourriture équilibrée (limitant les sucres rapides).
  • De la lecture, tout le temps, des livres partout, papier ou digital (si on ne sait pas lire, le digital est d’une grande aide).
  • Un vocabulaire sans gros mots et de niveau plutôt correct partout, tout le temps, avec l’enfant (oui, les mots « merde », « bouffe », « emmerder », « chiant » etc. sont à proscrire si vous ne voulez pas que votre enfant parle comme un charretier. Le modèle, c’est vous).
  • Le respect. Ne pas manquer de respect à l’enfant, ni accepter qu’il ne vous manque de respect.
  • Un cadre. Les règles sont fixées par vous et ne fluctuent pas. Le cadre est ferme et vous vous imposez les mêmes règles. Vous n’attendez pas que votre enfant ne consomme pas trop d’écran si vous êtes constamment happé par votre téléphone, par exemple.

Je reprends point par point :

  • Le sommeil

Difficile lorsqu’on travaille tard et loin, de ne pas coucher l’enfant tardivement. Impossible parfois. La nounou, c’est bien. Papa / Maman, c’est nettement mieux. Ainsi, faites un pacte avec l’enfant : un soir sur deux. Un soir, il vous attend pour vous faire un bisou et vous voir, mais le soir suivant, il se couche tôt et vous le verrez au réveil.

 

  • Pas de télé au réveil (de grâce ).

Si l’enfant sait qu’il y a la télé, son cerveau ne se repose pas jusqu’au bout, tranquillement. Il est programmé pour se réveiller avec l’émission qu’il a l’habitude de regarder. Ultra mauvais : il perd du temps de sommeil et pas qu’un peu.

D’autre part, regardez-les un peu, ces programmes du matin … Pas tous du plus haut niveau. Vraiment pas. Les enfants qui arrivent en classe en ayant regardé la télé peuvent se repérer rien qu’à leur degré d’énervement. Je leur pose la question : »As-tu regardé la télé avant de venir ? », j’ai juste à chaque fois.

Vous avez besoin de temps sans lui pour vous préparer ? Un livre entre les pattes, un jeu de construction, un petit puzzle à avancer. Simple, en autonomie … Ou alors, une mission décoration : « Tiens, fais-moi un cœur pour le poster à mamie ce soir. »

  • Du sport et accès limité à la télévision.

L’un de mes meilleurs élèves était un incollable de « C’est pas sorcier. » Cette émission bénie est ultra validée par moi et consorts. Il regardait la télé mais avec modération, et en faisant plein de sport à côté (rugby).

La télé ne tourne pas sur des programmes même dits « grands publics », lors du dîner (je vais vous paraître directive mais je vous donne les tuyaux des meilleurs), et encore moins sur des émissions dont je tairais le nom pour ne pas faire de pubs à des animateurs un peu … hèm, extravagants.

Parlez avec les enfants, lors du dîner. Mille fois plus enrichissant pour eux … et pour vous. Découvrez leur monde chaque jour. Les langues se délient, ils vous parlent de leurs joies, de leurs peines et vous découvrez leurs soucis à temps pour être contrés (une copine qui l’a délaissé – tristesse ; un copain qui l’a traité de « cacaboudin » – vexation, etc.) Ce ne sont PAS de petits maux, même si ce sont des maux de petits ! (cf. Janusz Korczak)

Le corolaire du temps de télé réduit est l’activité sportive augmentée : elle aère la tête, elle entretient le corps et les muscles (bien-être du corps et du cerveaux sont indissociables). Je ne saurais que trop recommander le sport. Les cours sont trop onéreux ? Je suis d’accord avec vous. Il va falloir vous y mettre dans ce cas (bon moyen de rester en forme physiquement). Le we, on prend un ballon lorsqu’on part se promener et on court, on fait un match, on tape dans la balle … On fait des courses de relai, des passes de ballon de rugby etc. Simple et efficace.

  • L’attention de la part des parents.

Vous n’avez pas une minute. Je sais. Comme Mme Michemuche et M. Dupont. Comme la Terre entière. Dommage parce-que votre enfant est là, lui, et il aimerait avoir accès à ses parents … Ses parents qui, a priori, ont choisi de l’avoir 😉

Ainsi, votre émission de télé favorite, un jeu sur l’ordi, votre livre du moment passionnant ou autre émission de radio indispensable, il va falloir choisir de les reléguer au temps de sommeil de l’enfant pour lui consacrer une bonne partie de son temps de veille.

Pas tout : il peut aussi s’occuper seul mais en grande partie être avec lui. C’est une des constantes d’enfants performants. Même avec des parents actifs, occupés etc., le fait d’avoir, ne serait-ce que le we, l’attention assez longue du parent qui va l’emmener découvrir quelque-chose, l’écouter lui raconter une anecdote, lui raconter lui-même des moments de sa semaine, fait toute la différence.

  • Après l’attention informelle des parents, vient celle liée à l’école.

J’ai entendu des amis dire : « Oui enfin ce débile de prof … » ou « Cette maîtresse à la noix etc. » devant leur enfant. On n’est pas obligé d’approuver tout ce que font ou disent les professeurs, mais il faut le dire avec bon sens et pas forcément tout déballer en présence de l’enfant. Si quelque-chose est erroné dans le cours, il faut rectifier ! C’est certain. Mais sans critiquer vertement le professeur car l’enfant sera alors autorisé à manquer de respect à celui-ci, ce qui serait catastrophique pour le reste de l’année scolaire.

En revanche, si vous avez des griefs ou constatez de grossières erreurs dans le cours, n’hésitez pas à prendre rv avec le professeur : il ne faut pas laisser pourrir ce genre de choses. Des copains voyaient des erreurs monstrueuses dans les cahiers de leur enfant, des erreurs « oubliées » et faites par la maîtresse, sans oser rien dire … Je ne pense pas que ce soit la solution car la classe entière enregistre des erreurs : ceux ayant des parents assez calés et investis à la maison pour corriger, sauront écrire correctement, et les autres prendront du retard …

En tout cas, il est essentiel de suivre les progressions de l’enfant dans les différentes matières car il verra que cela est important pour vous, donc pour lui, que vous estimez qu’il est important de vérifier son travail et de vous assurer qu’il a enregistré les différentes informations inhérentes au cours.

Ce que vous jugez primordial, le sera pour lui car VOUS ÊTES LE PREMIER EXEMPLE À SUIVRE, ne l’oubliez jamais.

Vous aimeriez bien vous investir plus mais vous ne savez pas lire (me lisez-vous alors ? Hum … je gage que quelqu’un vous fera part de mon « papier » ;). Qu’à cela ne tienne. Demandez à l’enfant de vous faire la lecture : cela le valorise et cela vous entraînera, vous, à la lecture. Saisissez l’occasion de son apprentissage de l’écrit pour faire de même et progresser à la même vitesse. Suivez pas à pas les cours de la maîtresse et mettez-vous-y : c’est l’occasion rêvée de sortir de l’illettrisme, et de faire une activité intellectuelle avec votre enfant qui pourra vous aider : il n’en sera que plus fier et sera fier de vous et de votre investissement pour lui.

  • Moins de sucres rapides.

Pourquoi ? Ils énervent grandement les enfants qui auront une énergie folle, et disponible immédiatement, à dépenser. Ils ne tiennent pas en place et ont du mal à se concentrer. Plus on a de capacité à se concentrer, plus on apprend car on arrive à lire un texte de bout en bout. Il est essentiel de ne pas trop donner de sucres rapides, mais les sucres lents sont excellents.

Sucres rapides = forte sensation sucrée => barres chocolatées, bonbons, confiture, sodas (surtout pas de coca hyper « pouââh » pour la santé de vos petits) …

Sucres lents = pain, céréales, pâtes, féculents, pommes de terres, riz etc.

  • Faire la lecture à ses enfants, ses élèves.

« Ben, quel est ce silence tout à coup ? Vous ne chahutez plus ? Qui vous a jeté un sort ? » Pas besoin de baguette magique. Il suffit d’ouvrir un livre pour avoir des enfants pendus à vos lèvres. On adore, nous, êtres humains, que l’on nous raconte des histoires.

Démarrez un « il était une fois … » et vous voilà avec une armée de petits chats ronronnant sur leur table alors qu’avant il y avait des dragons cracheurs de feu professionnels dans la salle de classe ou à la maison …

Alors on lit, souvent, tout le temps et on explique le vocabulaire difficile. Vous ne savez pas ? Dico (sur les téléphones, c’est encore plus rapide). Je cherche tout, même des mots dont je connais le sens mais dont je voudrais la définition exacte car la mienne est approximative.

Vous ne savez pas lire ? Fort heureusement les livres digitaux offre la possibilité de la lecture à voix haute. Ce ne sera pas la vôtre mais calez-vous avec l’enfant et écoutez en regardant les images, ou en imaginant. Ce sera un moment partagé très agréable pour tous.

  • L’excellence du vocabulaire.

Oui, c’est vrai, j’en ai assez d’entendre des mots type « la bouffe » devant des enfants, ou des « t’es chiant ». Déjà, il n’est pas « chiant » mais pénible et on ne « bouffe » pas mais nous mangeons.

« Oh la laaaaa, la vieille « relou » qui vient nous donner des leçons … » Moi, non, mais je vous dis, encore une fois, le niveau de vocabulaire que j’ai pu constater chez mes meilleurs élèves et ce n’est pas sorti de nulle part. Le prof peut faire beaucoup (niveau d’excellence requis pour embarquer les élèves sur les voies les meilleures) mais pas tout. Il n’est pas « has been » de ne pas employer « con », « emmerder », etc. devant ses enfants. C’est recommandé. Il les saura, ces mots, faites confiances aux autres enfants de la cour de récré. Mais il ne les emploiera pas devant vous, ni devant un adulte, car vous ne le faites pas devant lui.

On inverse aussi le sujet et le verbe : « Qu’avez-vous mangé ? » au lieu de « Qu’est ce que vous avez mangé ? ». Ça vous fera bizarre au début puis ce sera naturel.

On varie les mots : « Arrêtez ce bruit / Arrêtez ce vacarme / C’est assourdissant. » « Ouh, ça pue ici. – Désolée mais comment dit-on ça autrement ? – Ça empeste / ça sent mauvais. »

On interdit les « C’est effectivement qu’est ce qu’on disait avant ! » => Bêrk, pouâh, nul, zéro (des politiques s’expriment de la sorte …). « C’est ce que l’on disait. » ou mieux, « C’est ce dont nous parlions. »

Cela permet l’acquisition d’une palette large de mots et les autres élèves bénéficient du savoir d’un enfant. Lorsqu’un petit vous parle de « la pénultième leçon », on a l’occasion d’expliquer aux autres ce dont il s’agit.

  • Le respect.

Mot très employé par tous, essentiel. « Eh, m’dame, il m’a manqué de respect, lui ! »

Pour commencer, je ne suis pas « M’dame » mais « Madame », les mots de prononcent entièrement.

Ensuite, ne lui aurais-tu pas manqué de respect auparavant ? Possible, non ?

On part sur la base du « Je ne fais pas à mon enfant ce que je n’aimerais pas qu’il me fasse » (c’est ce qui doit régir toutes nos relations en société – si seulement … j’en rêverais … BREF !).

Ainsi, il ne faut pas ridiculiser son enfant en racontant des anecdotes gênantes le concernant en public. Ce n’est pas parce que c’est un enfant que l’on a le droit de partager sa vie intime.

N’employez pas de mots dégradants à son égard. Pas de « t’es nul »(ni de « T’es débile … ») lorsqu’il vous paraît nul. Il ne l’est pas . Cela arrive à tout le monde de ne pas être au top tout le temps.

Si vous le qualifiez de « nul », il n’hésitera pas à vous faire le même « compliment » lorsque vous paraîtrez nul à ses yeux et il aura raison : il se défend. C’est même très sain de sa part que de ne pas se laisser faire.

On peut dire « Tu n’as pas été à la hauteur à ce moment précis. » Cela ne fait pas de lui un nul pour la vie. « T’es nul » a quelque-chose de définitif, une étiquette, que je déteste.

  • Le cadre.

Pas toujours facile mais tellement essentiel. Le cadre est immuable à un instant T et il rassure. S’il fluctue, on se perd et nous n’avons plus de repères.

Si un « non » se transforme en peut-être » puis en « oui », parce que ça nous arrange … on a perdu la partie.

Le « non » doit le rester et si cela nous implique, tant pis. Il faut aller jusqu’au bout.

C’est pourquoi chaque chose doit être prévenue : « Nous allons faire comme ceci dans ce temps imparti. J’attends ça, ça et ça de vous, les enfants. Si nous le faisons correctement, tout se passera dans la bonne humeur et sans fâcherie. Si ce n’est pas le cas, je serai obligée de me fâcher, ou nous n’aurons pas le temps pour un dessert etc. et ce serait dommage. C’est bien enregistré ? »

Au cours de la journée, si l’enfant s’oriente vers la limite, nous le constatons et prévenons en amont : « Là, ce que tu fais est en train de me fâcher et je déteste me fâcher avec toi. Je préfère que l’on s’amuse ensemble et que ça se passe bien. Donc, tu arrêtes ça. Si tu n’arrêtes pas, nous serons obligés d’aller au lit sans dessert. Pas rigolo. »(d’où l’intérêt aussi de ne pas promettre une punition intenable. « Tu n’auras plus le droit de faire du sport jusqu’à la fin du mois … » : pas tenable …).

Et surtout, vous le faites. Pour ne plus avoir d’ennui. Il pourra hurler, taper des pieds, se rouler par-terre, vous serez un roc. Vous avez été hyper clair, vous avez prévenu et il n’a pas modifié son comportement … Tant pis pour lui. Cela arrivera peut-être encore l’une ou l’autre fois mais comme il sait à qui il a affaire à chaque fois (et vous prévenez lorsqu’il approche des limites !), il modifiera son comportement.

Le cadre fera aussi de lui quelqu’un qui respecte les limites à l’école et ne sera pas toujours à tester l’institution, les maîtresses, la direction jusqu’à se faire coller pour rien, voire exclure. Le fait de sortir du cadre fait perdre du temps et des connaissances car il y a tant de choses qui manquent lorsqu’on n’est pas là pour suivre … et c’est autant de billes en moins pour maîtriser un sujet.

Donc cela fera un enfant qui a moins de savoir, moins d’acquis, moins d’assurance et se laissera facilement happer par des éléments moins vertueux traînant dans la rue …

Un cadre – compréhensif ! – (il ne s’agit pas d’imposer des choses difficiles et immuables, on peut modifier, faire évoluer en expliquant pourquoi : le contexte, l’âge etc. telles les lois d’un pays), un cadre expliqué (je te demande de faire ceci pour cette raison) est un gage d’engagement de l’enfant dans la vie de famille et l’assurance que ça tourne sans énervement, un gage de vie agréable à plusieurs, et dans le respect.


Maintenant, je partage avec vous des morceaux de mon parcours personnel où le fait d’avoir pensé « ne pas savoir » aurait pu me faire perdre en confiance alors que j’avais raison.

J’ai pu côtoyer, et côtoie toujours, des personnes de haut niveau d’étude et ayant des métiers que je trouve passionnants et requérants une finesse d’esprit et une intelligence exceptionnelle.

Moi, petite, que dis-je … minuscule instit, je n’allais pas la ramener face à ces monstres de connaissances surtout scientifiques.

Mais je m’intéressais à des sujets différents des leurs et, ma foi, à force de me documenter, parfois, j’en savais plus long mais je n’étais pas toujours sûre de moi car pas habituée à défendre mon point de vue.

L’une ou l’autre fois pourtant, au bout d’un moment, je me rebiffais en disant : « Non mais là, ce que tu affirmes est faux. Il s’agit de ça et ceci. » Vérification instantanée : ce que je disais était vrai.

Si j’avais été moins sûre de ma connaissance, j’aurais laissé dire des bêtises. Pas graves, les bêtises, mais ceci m’a fait réaliser que l’art de défendre son point de vue et posséder la connaissance, ou penser la posséder vous embarque des foules entière. Il faut avoir de l’assurance. Ensuite, le savoir détenu et le fait d’avoir l’ascendant sur les foules vous assure d’un crédit certain.

Il faut aussi savoir remettre en question le discours de personnes qui vous semblent exceptionnelles. Si quelque-chose vous semble incohérent, vérifiez ou posez des questions : c’est tout à votre honneur de ne pas tout gober sans discernement.

D’autre part, ce que je vois autour de moi est que le fait de maîtriser les savoirs, de se les approprier et d’avoir la capacité de couper avec les sollicitations extérieures, avec le bruit, avec la connexion permanente permet de créer et d’innover.

Lorsqu’on est à ce que l’on fait, on a l’esprit clair et nous ne sommes pas « pollués » en permanence par les nouvelles bombardées par le monde qui bouge.

Les grands, ceux qui innovent et font avancer la société, s’inspirent de ce qu’ils voient, c’est certains, écoutent avec attention les autres, mais savent couper et refuser l’extérieur lorsqu’il n’en veulent pas. Ils restent maîtres de leur vie sans intrusion en permanence de l’ailleurs.

C’est une force. Cela permet aussi de savoir se concentrer à l’école, ce qui n’est pas facile.

La concentration est un prérequis à l’accumulation de connaissance. Il faut aider les enfants à se couper du bruit et de l’agitation.

Voici un peu ce que j’avais envie de partager avec vous sur mes constatations au fil du temps. Il y a d’autres éléments, pour sûr, mais l’essentiel me paraît être là, sachant que tout découle de l’amour porté par les parents à leurs enfants. La base est bien celle-ci …

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Par Super-Julie (aka Julie Kuhn)