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Différentes possibilités :

Cibler un âge précis et une plateforme précise, ainsi qu’une matière.

Sélectionner âge et type de plateforme en-haut de la page, ainsi qu’une « matière », une catégorie  dans l’encart.

Important : lorsque vous poursuivrez la navigation, ces choix resteront mémorisés.

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Exemple de sélection « 6 ans » – « iPad » – « anglais ».

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Pour sortir de cette sélection fine, il faut désélectionner « 6 ans » – « iPad – anglais » en allant sur « Tous les âges », « Toutes les plateformes » et « Toutes les catégories ».

Avec un mot-clef, c’est possible aussi. « Dauphin » tapé dans le moteur de recherche et let’s go !

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Début

10 ingrédients indispensables à la réussite d’un enfant

Aucun remboursement n’est assuré après avoir mené l’expérience. Et pour cause : les ingrédients sont gratuits. Même la matière première l’est (sous son premier aspect 😉 ). Alors que faut-il ? Faire un bébé puis beaucoup de volonté et d’énergie positive pour l’élever. ROI (retour sur investissement) ? Un bonheur à nul autre pareil.

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Ingrédient n°1 : La reconnaissance

« En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d’être heureux. » Marc Aurèle

Personne ne le réalise vraiment au jour le jour mais nous avons une chance folle d’être au monde, d’en profiter, d’avoir des congénères plutôt sympa et un cadre de vie superbe. Tout n’est pas rose, et nous ne sommes pas là pour vivre dans une belle utopie. Mais ouvrons les yeux des enfants aux petites choses qui rendent la journée belle, et cela fera d’eux des personnes qui voient le monde avec un oeil positif.

Il y a aussi la reconnaissance que l’enfant doit avoir pour l’aide apportée à la réalisation de ce qu’il entreprend. Lasser ses chaussures ? « Maman, tu peux m’aider ? – Pour sûr. Si le « merci » est assuré. » Un exercice sur lequel j’étais bloqué et ma voisine de droite m’a sauvé ? Cela mérite un beau sourire minimum, voire un petit mot très sympathique pour le temps qu’elle y a passé.

Idée : faire énumérer aux enfants les 3 « bonbons » du jour chaque soir. Ses trois moments préférés, 3 petites ou grandes choses qui l’ont rendu fier, heureux, qui lui ont fait plaisir.

Ingrédient n°2 : L’empathie

Cette capacité à se glisser dans les baskets d’autrui, de voir le monde de SA fenêtre, de SON point de vue, en tenant compte de SES paramètres, aide beaucoup à comprendre les réactions des autres, le « pourquoi il m’a dit cela » etc …

Cela rend l’enfant plus tolérant, plus ouvert au monde, plus à même de comprendre la souffrance ou la joie d’autrui, de la faire sienne et de s’unir à lui pour partager les émotions qui nous rendent humains.

Idée : lorsqu’on entend une information désagréable mais qui ne nous touche pas de près, attirer l’attention de l’enfant sur le fait que des familles souffrent grandement suite à cet accident, cet attentat, etc … et qu’ils sont tous humains, que cela pourrait être nous (sans insister en ajoutant des détails trop précis qui pourraient être anxiogènes) mais de manière que l’enfant se rende compte que le mal fait à d’autres hommes même éloignés de nous est insupportable, intolérable.

 

Ingrédient n°3 : Le respect

Nos actes ont des conséquences positive ou négatives sur notre environnement, nos proches, nos pairs. Il est indispensable de dire à l’enfant que s’il veut être respecté, cela commence par le respect qu’il va avoir pour autrui, pour les vivants (animaux, plantes …) ainsi que pour tout ce qui l’entoure. Dégrader son environnement n’implique pas que lui mais beaucoup d’autres personnes aussi. Un mur (mal) taggé sera une pollution visuelle de longue durée.

Idée : avant toute chose, dire à l’enfant qu’il doit se demander si cela va nuire à quelqu’un, MÊME si cette action lui fait très très envie. « Sauter sur le plancher ? Hmmm, je doute que si tu avais ce bruit-là au-dessus de la tête tu serais très détendu. Alors notre voisin du dessous ? Que va-t-il en penser ? » Avant toute chose, on se demande si nous aimerions que l’on nous fasse ce que l’on s’apprête à faire. Laisser traîner nos chutes de papier par-terre dans la classe ? Formidable. Nous allons vite avoir un plancher jonché de « restes » et allons tous devoir lever les pattes pour ne pas glisser. Pas très très pratique ni très très joli.

 

Ingrédient n°4 : La responsabilité

Nos actes ne sont pas anodins. Ils ont tous un effet. Si on commet quelque-chose de désagréable, voire de grave, il faut en assumer les conséquences. L’enfant auquel on passe tout en disant que rien n’est jamais dérangeant ira toujours plus loin car, de fait, il cherchera la limite pour savoir où s’arrêter. Si les limites sont inexistantes, cela peut le mener loin. Beaucoup trop loin.

On peut lui dire aussi qu’il peut trouver les règles – d’une classe, d’une école, de la maison – absurde, contestables etc … mais que dès lors qu’elles sont fixées, il doit s’y plier et que les transgresser aura des conséquences. Conséquences qui s’appliquent dans tous les cas. Il n’y a pas de « mais ». C’est comme ça 😉

Dire aussi que ses actions positives auront des conséquences positives. Et cela serait vrai pour sa vie entière. Vous, je ne sais pas mais moi, je trouve cela motivant.

Idée : Fixer les règles en concertation, en incluant du positif : « je n’ai pas le droit de … mais j’ai pleinement le droit de … » => l’enfant sera plus à même de les suivre, étant à la base du règlement.

 

Ingrédient n°5 : La probité

Si l’enfant a mal agi – cela peut arriver, cela arrive toujours un jour ou l’autre – ou s’il a testé quelque-chose qui n’a pas marché, il s’est trompé, a mal cerné les conséquences négatives possibles, il faut qu’il sache que la moindre des choses est d’être honnête avec son entourage et qu’il assume ses actes. Qu’il ne mente pas à autrui, ni à lui-même en refusant d’endosser sa responsabilité et en se disant que le résultat de sa conduite est imputable à d’autres que lui. Par probité envers lui, envers ses pairs, il faut qu’il soit capable d’avouer ce qu’il a fait et d’assumer la suite.

Idée : sur le mode de « faute avouée à moitié pardonnée » toujours signaler à l’enfant que sa punition, s’il y en a une, est considérablement allégée car il a eu le courage d’être honnête. Pas de punition si ce n’est la conséquence directe de son acte ? Lui dire que cela est une expérience de plus et qu’il anticipera comme un devin la prochaine fois mais qu’il a le courage de se dire qu’il est le responsable de la situation.

 

Ingrédient n°6 : La persévérance

En parlant échec, ou erreur … Nous entrons enfin dans une nouvelle ère où il est admis et valorisé de se tromper … car c’est un sacré tremplin pour s’améliorer. Si tout est fonctionne dès le début pourquoi changer pour faire mieux ? Mais si on se trompe, nous analysons les causes de l’échec et nous irons plus loin, bien plus loin ensuite. Le tout étant de ne pas baisser les bras. Mon gâteau n’est pas réussi ? Ok, je change de recette et j’en fais en autre car celle-ci est « pourrie ». QUE NENNI ! On prend la même, on teste, on analyse et on refait en réussissant cette fois l’équilibre parfait entre les ingrédients. C’est TRÈS valorisant.

Idée : demander à l’enfant de noter la qualité de son travail, son degré de satisfaction quant à sa réalisation (échelle de 1 à 10 ?). Il sera plus critique que vous ne l’auriez jamais été et n’aura de cesse que d’aller plus loin dans son auto-satisfaction du travail bien fait.

 

Ingrédient n°7 : La rigueur

L’enfant doit comprendre que des tâches sont à accomplir au jour le jour et que cela nécessite de la rigueur. D’autant que c’est mieux lorsque c’est bien fait. Cette rigueur lui apportera le plaisir du travail complet et bien réalisé, sans besoin d’assistance, ainsi que le plaisir de ne pas avoir de « parent sur le dos » se plaignant de devoir répéter inlassablement les mêmes consignes, les mêmes demandes day after day.

Idée : laisser l’enfant « pâtir » des conséquences de son manque de rigueur. Lorsque je demande à des élèves d’apprendre une leçon – sans devoirs écrits qui sont interdits depuis 1956 – j’entends chuchoter « Wouèèèè, on n’a pas de devoirs ! » Qu’à cela ne tienne, le lendemain, je leur colle un petit contrôle surprise (ooooouh, la vilaine). Plantade générale. Pas grave mais on me fait un beau corrigé et on recommence ensuite en réussissant car on a appris, cette fois-ci.

 

Ingrédient n° 8 : L’autonomie

On a souvent tendance à tout vouloir faire à leur place : plus rapide, plus efficace, nous sommes sûrs du résultat. Cela encourage-t-il son autonomie, sa prise de décision et l’amélioration de l’exécution ? Vous m’avez bien comprise. C’est « non ». Il est prouvé par plusieurs études que les enfants qui participent aux tâches quotidiennes apprennent que le travail ne se fait pas tout seul, ils se responsabilisent et comprennent que chacun doit contribuer au bien-être de la communauté du mieux qu’il peut car cela permet de bien vivre ensemble.

Idée : s’astreindre à ne pas faire de remarque négative si une tâche est mal exécutée et n’atteint pas notre niveau d’exigence. Simplement dire « tiens, j’ai l’impression qu’il reste des miettes sur cette table … » Cela suffit amplement.

 

Ingrédient n° 9 : L’exigence

On tolère bien-sûr l’imperfection lorsqu’un enfant apprend et progresse mais on ne baisse pas nos standards d’exigence car ce serait considérer les enfants comme des incapables. Or non. Si nous leur expliquons et montrons, ils sont tout à fait à même de réaliser les choses aussi bien que nous, voire mieux. Il faut que ce soit dans la limite de ce qu’ils sont en mesure de faire mais avec un haut degré d’exigence. Cela donne encore plus de valeur au travail et de fierté à celui qui s’est donné pour un tel résultat. C’est en en attendant moins que je déprécie l’enfant.

Idée : faire une grille de satisfaction avec différents points (soin ? lisibilité ? qualité générale de la réalisation ? etc …)

 

Ingrédient n°10 : Vous – un exemple

Albert Einstein disait : « Il n’est pas d’autre éducation intelligente que d’être soi-même un exemple. » Si vous baissez les bras à la moindre difficulté, l’enfant l’intégrera et fera de même. Si vous ne souriez pas à la vie, l’enfant verra tout d’un oeil critique et non épanoui … Cela met une sacrée pression sur vous ? Vous n’êtes pas devenu parent pour vous laisser aller mais parce-que vous donnez le meilleur de vous même dans le but d’élever un autre être humain.

Il n’y a pas de tâche plus ardue. Soyez à la hauteur. Cela fera de vous le plus heureux des êtres de cette Terre car votre enfant vous le rendra bien.

Par Super-Julie